Mali-Mort de IBK: la CEDEAO prise à son propre piège?
La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), envisage d’envoyer une délégation diplomatique au Mali, pour rendre un dernier hommage à l’ancien président Ibrahim Boubacar Kéita, décédé dimanche 16 janvier 2022, indique une source diplomatique de l’organisation sous-régionale.

La CEDEAO est en passe de revoir sa copie face à la situation actuelle du Mali. Malgré la fermeture des frontières de ses pays membres avec le Mali, qu’elle a ordonné lors de sa dernière réunion tenue à Accra, au Ghana, le dimanche 9 janvier 2022, elle envisage, apprend-t-on, d’envoyer une délégation diplomatique au Mali, pour assister aux obsèques de l’ancien président Ibrahim Boubacar Kéita.
La fermeture des frontières terrestres et aériennes empêche les chefs d’État et famille du président défunt d’assister à ses obsèques, indique une source diplomatique. Si la CEDEAO tient à envoyer une délégation au Mali, elle sera donc contrainte de lever ses sanctions, du moins, celles concernant la fermeture des frontières ou trouver un arrangement avec les autorités de Bamako. L’organisation sous-régionale se retrouve donc dans une posture qu’elle n’aimerait certainement pas. Face au caractère intransigeant de la junte militaire au pouvoir à Bamako, une chose est sûre, la CEDEAO ne fera pas l’erreur d’y aller avec la main morte.
Outre la fermeture des frontières, la CEDEAO avait imposé d’autres sanctions diplomatiques et économiques sévères aux autorités maliennes de la transition qui, dit-elle, ne veulent pas obéir à ses recommandations et sont dans la logique de s’accaparer du pouvoir.
Décédé le dimanche 16 janvier 2022, l’ancien président Ibrahim Boubacar Kéita (76 ans) aura droit aux obsèques nationales. Son inhumation aura probablement lieu le vendredi 21 janvier 2022 à Bamako dans son village natal à partir de 10 heures. Un deuil national de 3 jours a été déclaré par les autorités maliennes de la transition à l’annonce du décès de l’ancien dirigeant du pays.
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