Mali: « la France ne s’en va pas » et refuse la présence Wagner (Florence Parly)
Alors que la France réduit sa présence militaire au Mali, Bamako envisage d’avoir recours à la société paramilitaire russe Wagner. Mais, Florence Parly, ministre française des armées, tente toujours de dissuader le gouvernement malien au sujet de la société russe.

La ministre française des armées, Florence Parly, est, lundi 20 septembre, au Mali, où le gouvernement de transition dominé par les militaires envisage de s’adjoindre les services de la société paramilitaire russe Wagner. Un choix qui suscite des tensions avec Paris, qui réduit sa présence militaire dans le pays. « Mon objectif est de parvenir à clarifier la position des autorités maliennes et de réitérer des messages », a expliqué la ministre avant de rencontrer, lundi, son homologue malien, le colonel Sadio Camara. « On ne va pas pouvoir cohabiter avec des mercenaires », a-t-elle prévenu.
«S’agissant de la volonté prêtée aux autorités maliennes d’engager des [mercenaires]» le gouvernement malien avait évoqué dimanche, dans un communiqué, l’exercice de sa « souveraineté » et « le souci de préserver son intégrité territoriale». Pour sa part le chef du gouvernement malien Choguel Kokalla Maïga, avait expliqué vendredi qu’« il y a des partenaires qui ont décidé de quitter le Mali pour se replier sur d’autres pays, il y a des zones qui sont abandonnées, le gouvernement a donc réfléchi sur un plan B ».
Florence Parly a en outre rassuré les autorités sur la poursuite des efforts français au Mali et plus largement au Sahel, malgré la réduction annoncée des effectifs de Barkhane d’ici 2023. « La France ne s’en va pas », a encore souligné la ministre des Armée.
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