Éthiopie : les forces tigréennes prennent l’aéroport de Mekele, les vols suspendus

Des forces tigréennes alignées sur le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) ont pris le contrôle de l’aéroport Alula Aba Nega de Mekele dans la nuit du mardi 22 au mercredi 23 septembre 2026. L’infrastructure était jusque-là gardée par la police fédérale, selon trois sources locales citées par Reuters.

Publié le à
Éthiopie : les forces tigréennes prennent l’aéroport de Mekele, les vols suspendus
Publicité
2 min de lecture
Lire en anglais
Google NewsCommenter

Ethiopian Airlines a aussitôt suspendu ses vols vers Mekele, Axoum et Shire à compter de mercredi. Dans un communiqué publié sur ses réseaux officiels, la compagnie publique invoque la situation au Tigré et promet d’annoncer une éventuelle reprise ultérieurement. Son service de communication n’a pas donné davantage de précisions au média éthiopien The Reporter.

Les circonstances exactes de la prise de l’aéroport restent incertaines. Aucun bilan de combats ou de victimes n’était disponible mercredi matin et l’état des policiers fédéraux déployés sur place n’était pas connu. Le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed et le TPLF n’avaient pas réagi publiquement dans l’immédiat.

La suspension coupe les trois principales liaisons aériennes régulières du Tigré avec Addis-Abeba. Le contrôle effectué par Kulu Media sur le système de réservation d’Ethiopian Airlines affichait les vols comme non programmés à partir du 23 septembre. Cette interruption ne permet toutefois pas de conclure à l’arrêt des vols humanitaires ou des rotations affrétées.

Publicité

La tension militaire s’est accrue au cours des derniers jours. Des frappes de drones ont été signalées dans plusieurs zones du Tigré. Le 20 septembre, un camion transportant plus de 41 tonnes d’aide alimentaire destinée à des déplacés a été détruit. Les États-Unis ont condamné cette attaque et demandé une enquête sans en attribuer la responsabilité.

Cette séquence survient trois jours après l’annonce d’une alliance entre le TPLF et six autres groupes armés visant le gouvernement d’Abiy Ahmed. En mai, le TPLF avait déjà repris le contrôle de l’administration régionale installée dans le cadre de l’accord de paix.

Signé à Pretoria en novembre 2022, cet accord avait mis fin à deux années de guerre entre les forces fédérales et les combattants tigréens, un conflit qui a fait des centaines de milliers de morts selon les estimations citées par Reuters. Le texte reste formellement en vigueur et aucune reprise générale des hostilités n’avait encore été annoncée mercredi.

Publicité

Articles liés

Commentaires

Les commentaires se chargent lorsque vous arrivez ici.