Centrafrique : Mahamat Said reconnu coupable de torture, la peine reste à fixer
La Cour pénale internationale a reconnu mercredi 23 septembre Mahamat Said Abdel Kani coupable de torture, de persécution et d’autres crimes contre l’humanité commis à Bangui en 2013. L’ancien responsable de la Séléka est le premier membre de cette coalition rebelle condamné par la juridiction.

Les juges ont conclu que Mahamat Said et d’autres responsables avaient supervisé des coups et des actes de torture contre des détenus considérés comme des partisans de l’ancien président François Bozizé. Quatre chefs de crimes contre l’humanité ont été retenus. L’accusé avait plaidé non coupable et contesté toutes les charges.
La Chambre a en revanche écarté plusieurs accusations de crimes de guerre. Elle a estimé que le conflit armé avait déjà pris fin au moment des faits examinés. Une audience distincte devra fixer la peine.
Le procès s’est concentré sur les sévices commis à l’Office central de répression du banditisme et sur 32 victimes, selon Radio Ndeke Luka. Les accusations initialement liées au Comité extraordinaire de défense des acquis démocratiques avaient été abandonnées faute de victimes identifiées.
Arrêté à Bria en janvier 2021, Mahamat Said avait été transféré à La Haye avant l’ouverture de son procès le 26 septembre 2022. Les plaidoiries finales se sont achevées en novembre 2025. La CPI n’a pas encore fixé la date de l’audience sur la peine.
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