Madagascar : 30 000 doses de vaccin reçues pour lutter contre le Mpox

Selon le correspondant à Antananarivo, Aurélie Kouman, Madagascar passe à la phase d’intervention face à l’épidémie de Mpox : le cap des mille cas a été franchi cette semaine et le pays a enregistré son premier décès attribué au virus.

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Madagascar : 30 000 doses de vaccin reçues pour lutter contre le Mpox
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Selon le correspondant à Antananarivo, Aurélie Kouman, Madagascar passe à la phase d’intervention face à l’épidémie de Mpox : le cap des mille cas a été franchi cette semaine et le pays a enregistré son premier décès attribué au virus.

Les premières flacons de vaccin sont arrivés jeudi 5 mars et ont été réceptionnés dans la cour de l’Hôpital Militaire de la capitale, un moment accueilli comme un gain de temps pour les autorités sanitaires, alors que la mort d’une fillette de trois ans à Toamasina a accentué l’urgence.

Les spécialistes s’alarment de la circulation d’une souche identifiée comme Clade 1b, jugée plus agressive, ce qui limite la latitude d’attente et impose des réponses rapides pour protéger les populations les plus exposées.

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Face à la raréfaction mondiale des doses, l’équipe dirigée par le professeur Mamy Randriana a présenté un schéma d’emploi optimisé : les 30 000 doses reçues seront administrées en fractionnant les flacons — chaque flacon permettra de vacciner cinq personnes —, ce qui devrait amplifier la couverture vaccinale jusqu’à environ 130 000 bénéficiaires.

Priorités de la campagne vaccinale

Les autorités mettent d’abord l’accent sur le personnel soignant et les personnes identifiées comme fragiles, ciblage confirmé par Christine Jaulmes, la représentante de l’Unicef à Madagascar, qui rappelle la vulnérabilité particulière des enfants et des adolescents face aux complications liées au Mpox.

La réussite de cette opération dépendra cependant de la capacité logistique du pays : des cyclones récents ont gravement endommagé les liaisons routières et compliquent l’acheminement des vaccins vers les foyers épidémiques, notamment dans la région du Boeny et sur la côte Est.

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Pour les autorités sanitaires, la distribution effective des flacons, la conservation et la mise en place de dispositifs de vaccination autour des groupes prioritaires seront les premiers examens concrets de l’efficacité de la riposte.

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