L’USP de Bouladè identifiée par le gouvernement et l’UNICEF comme modèle de PCI

Située à une quinzaine de kilomètres au sud de Kara, l’Unité de Soins Périphérique (USP) de Bouladè témoigne d’une amélioration sensible des pratiques d’hygiène deux ans après l’appui technique et matériel du gouvernement togolais, en partenariat avec l’USAID, l’UNICEF et d’autres acteurs. Entre 2024 et 2025, des formations, des intrants et l’installation d’équipements fixes de lavage des mains ont été déployés ; les registres locaux font état d’une baisse des infections nosocomiales et d’une meilleure sécurité pour le personnel et les patients.

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L’USP de Bouladè identifiée par le gouvernement et l’UNICEF comme modèle de PCI
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Située à une quinzaine de kilomètres au sud de Kara, l’Unité de Soins Périphérique (USP) de Bouladè témoigne d’une amélioration sensible des pratiques d’hygiène deux ans après l’appui technique et matériel du gouvernement togolais, en partenariat avec l’USAID, l’UNICEF et d’autres acteurs. Entre 2024 et 2025, des formations, des intrants et l’installation d’équipements fixes de lavage des mains ont été déployés ; les registres locaux font état d’une baisse des infections nosocomiales et d’une meilleure sécurité pour le personnel et les patients.

Avant ces interventions, l’USP confrontait des déficits récurrents : absence de dispositifs fixes de lavage des mains, approvisionnement irrégulier en consommables et compétences en prévention et contrôle des infections (PCI) limitées. Dans l’aire sanitaire couverte en 2025, de plus de 4 900 personnes, près de la moitié des consultations était liée au paludisme et les maladies parasitaires figuraient parmi les premières causes d’hospitalisation, des éléments qui ont motivé une intervention ciblée.

Le dispositif mis en place a combiné plusieurs volets : renforcement des capacités du personnel, fourniture d’intrants essentiels (savon liquide, chlore, gants, masques, pulvérisateurs) et travaux d’infrastructure, notamment la construction de postes fixes en maçonnerie pour le lavage des mains à l’entrée des centres. Ces actions ont concerné non seulement Bouladè mais aussi les formations sanitaires de Soudou, Gandè, Aledjo et Koumondè, avec un appui coordonné entre les autorités sanitaires locales, l’UNICEF et l’USAID.

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Résultats enregistrés et retours des acteurs locaux

Les registres tenus à l’USP montrent une réduction notable des épisodes de diarrhée et des infections croisées, particulièrement chez les groupes les plus vulnérables comme les enfants et les femmes enceintes. L’instauration d’un rituel systématique de lavage des mains à l’entrée des services a contribué à limiter l’introduction de germes dans l’enceinte du centre, selon le responsable WASH/PCI du district, qui souligne aussi l’allègement des charges liées à l’approvisionnement en intrants.

Du côté du personnel soignant, la formation en PCI a modifié les pratiques quotidiennes : tri des déchets médicaux, préparation adéquate des solutions de chlore, stérilisation du matériel après les accouchements et port d’équipements de protection individuelle. Une accoucheuse auxiliaire formée à Bouladè relève que ces compétences réduisent le risque de transmission d’infections liées aux soins et améliorent la sécurité des prises en charge obstétricales.

Les bénéficiaires évaluent positivement l’ensemble des appuis fournis, notant une progression de la qualité des soins et des conditions de travail plus sûres. Le responsable de la formation sanitaire de Bouladè indique pour 2026 l’intention de maintenir la formation continue en PCI, d’assurer la disponibilité régulière des intrants et d’étendre les actions de sensibilisation au-delà du centre vers la population locale.

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La population desservie par l’USP est estimée à 5 083 habitants en 2026, comprenant 188 femmes enceintes, 163 enfants de 0 à 11 mois et 1 210 femmes en âge de procréer

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