Luc Besson accusé par Sand Van Roy : des analyses ADN sur un sous-vêtement constituent un « élément nouveau »

Nouvel élément ADN relance l’affaire opposant Sand Van Roy à Luc Besson : le parquet général près la Cour d’appel de Paris a requis, le 12 mai, la réouverture des investigations après des analyses effectuées sur un sous‑vêtement de la plaignante, a rapporté l’Agence France‑Presse. Une audience de la chambre de l’instruction est fixée au 2 juin.

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Luc Besson accusé par Sand Van Roy : des analyses ADN sur un sous-vêtement constituent un « élément nouveau »
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La plainte initiale remonte au 18 mai 2018, date à laquelle Sand Van Roy a dénoncé, selon ses déclarations, un viol commis au lendemain d’un rendez‑vous avec le réalisateur au palace Le Bristol à Paris. Deux mois après ce dépôt de plainte, l’actrice a formulé d’autres accusations de viols et d’agressions sexuelles, évoquant une relation professionnelle marquée selon elle par un « rapport d’emprise » sur plusieurs années. Luc Besson, qui a toujours nié ces faits, avait bénéficié d’un non‑lieu prononcé en décembre 2021, non‑lieu confirmé en appel en mai 2022.

Le point de bascule de la réouverture tient, d’après Mediapart et l’AFP, à des expertises ADN réalisées par un laboratoire néerlandais. Les avocats de Sand Van Roy affirment que l’ADN de la personne mise en cause a été « formellement retrouvé sur la partie postérieure » du sous‑vêtement porté par la plaignante la nuit des faits dénoncés, et dénoncent le fait que cet élément n’aurait pas été examiné « de manière adéquate » au cours de l’enquête initiale. Le parquet général évoque un « élément nouveau susceptible de caractériser des charges nouvelles ». Le conseil de Luc Besson, Me Thierry Marembert, a indiqué qu’il n’en ferait pas de commentaires pour l’instant, préférant attendre l’audience de la chambre de l’instruction, tout en rappelant que la justice s’est déjà prononcée « à quatre reprises » et a, selon lui, conclu à l’innocence de son client.

Modalités judiciaires et portée de la réouverture

La réouverture d’une instruction, telle que requise par le parquet général, intervient lorsqu’un magistrat estime qu’un élément nouveau peut justifier de poursuivre ou de relancer des actes d’enquête. Dans ce dossier, c’est précisément l’existence d’analyses ADN dites nouvelles qui a conduit à solliciter un réexamen. La chambre de l’instruction est compétente pour statuer sur la mise en mouvement de l’action publique ou sur la levée d’un non‑lieu antérieur ; elle peut ordonner des actes d’instruction complémentaires ou confirmer le classement.

Les développements médiatisés depuis le 12 mai s’inscrivent dans un processus judiciaire déjà ancien et complexe, marqué par plusieurs décisions de classement et de confirmation en appel. Les mentions de laboratoires étrangers et d’expertises récentes ont déclenché la saisine du parquet général et la fixation d’une audience dont l’issue conditionnera la suite procédurale. Les parties, représentées en justice, maintiennent leurs positions : la plaignante et ses conseils soulignent la portée des analyses ADN, tandis que la défense demande la prise en compte des décisions antérieures rendues par les juridictions.

La tenue de l’audience devant la chambre de l’instruction est programmée pour le 2 juin.

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