L’or dépasse pour la première fois la barre des 5 000 dollars
Dimanche 25 janvier, le prix de l’or a franchi pour la première fois de son histoire la barre des 5 000 dollars l’once, une progression marquante qui illustre le regain d’intérêt des investisseurs pour le métal jaune en période d’incertitudes. Ce mouvement haussier est attribué, selon les observateurs, à son statut de valeur refuge face aux tensions géopolitiques, aux différends commerciaux et aux interrogations sur les orientations monétaires provoquées par la politique de Donald Trump.

Dimanche 25 janvier, le prix de l’or a franchi pour la première fois de son histoire la barre des 5 000 dollars l’once, une progression marquante qui illustre le regain d’intérêt des investisseurs pour le métal jaune en période d’incertitudes. Ce mouvement haussier est attribué, selon les observateurs, à son statut de valeur refuge face aux tensions géopolitiques, aux différends commerciaux et aux interrogations sur les orientations monétaires provoquées par la politique de Donald Trump.
Le métal précieux bénéficie en outre d’un contexte monétaire favorable : l’affaiblissement du dollar a soutenu les cours, rendant l’or moins cher pour les détenteurs d’autres devises et amplifiant la demande. La discipline des marchés sur les deux dernières années a été marquée par une hausse continue ; l’once valait un peu plus de 2 000 dollars en janvier 2024, selon les références les plus courantes, avant de poursuivre une trajectoire ascendante qui culmine aujourd’hui au-dessus de 5 000 dollars.
Cette envolée s’inscrit dans un mouvement plus large où investisseurs institutionnels, banques centrales et gestionnaires de patrimoine réévaluent la place de l’or dans leurs stratégies. Les tensions internationales et les incertitudes sur la trajectoire des politiques économiques poussent certains acteurs à accroître leur exposition au métal jaune, réputé pour préserver la valeur en périodes de crise ou de volatilité des marchés financiers.
Les mécanismes derrière la hausse et ses implications
Plusieurs mécanismes expliquent cette progression spectaculaire. D’une part, l’or est traditionnellement recherché quand la confiance dans les actifs à rendement nominal diminue : en période d’instabilité politique ou de tensions commerciales, il sert de protection contre les chocs. D’autre part, la relation inverse entre le dollar et le cours de l’or joue un rôle majeur : lorsque le dollar se déprécie, l’or, coté en dollars, devient plus attractif pour les investisseurs munis d’autres devises, soutenant ainsi la demande mondiale.
Par ailleurs, les anticipations concernant les politiques monétaires influencent fortement le métal jaune. Des annonces ou des orientations susceptibles d’affaiblir la monnaie américaine ou d’accroître la liquidité mondiale peuvent renforcer l’attrait de l’or. Ce dernier est également perçu comme une couverture contre l’inflation et les risques de dépréciation monétaire, même si sa performance dépend de nombreux facteurs, y compris la dynamique des taux d’intérêt réels et l’appétit pour le risque sur les marchés financiers.
La montée du prix de l’or a des répercussions concrètes : elle affecte les portefeuilles d’investissement, les stratégies des banques centrales et le marché des matières premières. Une telle progression peut aussi alimenter des mouvements spéculatifs à court terme et inciter à des arbitrages entre actifs refuges et actifs plus risqués. Les acteurs économiques surveillent désormais de près l’évolution des tensions géopolitiques et des décisions politiques susceptibles d’influencer la trajectoire du cours.
Dans ce contexte, la performance de l’or demeure étroitement liée à l’évolution des risques globaux et à la politique économique des principales puissances. Les prochains mois seront observés comme un test de la durabilité de cette hausse historique du métal jaune.
