Laurence Ferrari reste droite dans ses bottes après la sortie de Sonia Mabrouk sur CNews

Jean-Marc Morandini voit sa condamnation définitivement confirmée : la Cour de cassation a rejeté son pourvoi le mercredi 14 janvier, rendant irrévocable la décision prise en appel en mars 2025, à savoir deux ans de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende pour des faits de « corruption de mineurs » concernant des échanges avec deux adolescents en 2013 et 2015-2016. La condamnation initiale avait déjà été prononcée en 2022 par le tribunal correctionnel de Paris.

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Laurence Ferrari reste droite dans ses bottes après la sortie de Sonia Mabrouk sur CNews
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Jean-Marc Morandini voit sa condamnation définitivement confirmée : la Cour de cassation a rejeté son pourvoi le mercredi 14 janvier, rendant irrévocable la décision prise en appel en mars 2025, à savoir deux ans de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende pour des faits de « corruption de mineurs » concernant des échanges avec deux adolescents en 2013 et 2015-2016. La condamnation initiale avait déjà été prononcée en 2022 par le tribunal correctionnel de Paris.

Le rejet du pourvoi met un terme à la voie de recours pénale. En droit français, le rejet par la Cour de cassation signifie que la décision attaquée devient définitive et exécutoire, sauf rares recours extraordinaires non suspensifs. La peine avec sursis implique que l’exécution de la peine d’emprisonnement est différée et conditionnée au respect d’éventuelles obligations imposées par le jugement.

La révélation de l’irrévocabilité de la condamnation par Mediapart a déclenché des remous au sein des rédactions où intervient l’animateur. À Europe 1, la direction a annoncé des mesures internes visant à empêcher tout contact entre Jean-Marc Morandini et des mineurs présents dans l’entreprise. Parmi ces mesures, des stagiaires doivent être regroupés dans un espace dédié, encadrés par des tuteurs et installés en salle « Tropicale » à l’étage 0, selon des échanges cités par Mediapart.

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Réactions et débat au sein des chaînes

La décision judiciaire a ravivé des tensions, notamment après le retour ponctuel de Morandini à l’antenne pour remplacer Cyril Hanouna dans l’émission On marche sur la tête, étape qui a été jugée « problématique » par certains salariés et représentants syndicaux. Le comité social et économique (CSE) d’Europe 1 a saisi la direction pour obtenir des garanties et rassurer les salariés et leurs familles, en rappelant notamment l’existence d’une interdiction définitive de contact avec des mineurs.

Sur le plateau de CNews, plusieurs présentateurs ont pris la parole pour expliciter leur position. Sonia Mabrouk a précisé que la décision de maintien à l’antenne ne lui appartenait pas et a insisté sur son engagement personnel, en tant que mère et journaliste, dans la lutte contre les violences sexuelles et sexistes. Elle a affirmé respecter la hiérarchie tout en refusant toute confusion morale : selon elle, cela ne vaut pas cautionner les faits.

Pascal Praud est intervenu publiquement pour nier toute attaque dirigée contre Sonia Mabrouk à la suite de sa prise de parole. Dans un message rendu public, il affirme que les propos qui lui sont attribués dans un article du Monde ont été tirés d’entretiens et dénonce, selon lui, une diffusion de fausses informations par certains confrères. Il a exprimé sa solidarité à l’égard de Sonia Mabrouk et rappelé son engagement déclaré contre les violences sexuelles.

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Plusieurs jours après la décision de la Cour de cassation, Laurence Ferrari a également pris position dans les colonnes du Parisien/Aujourd’hui en France. Elle déclare s’exprimer au titre de « valeurs d’humanité, de fraternité et de solidarité » et se dit concernée « en tant que femme et mère de famille ». Tout en condamnant les faits reprochés, elle affirme ne pas ressentir de malaise au sein de la chaîne, se dit loyale envers sa direction et refuse de réclamer le retrait de l’antenne, estimant que « chacun doit faire la part des choses » et rappelant que Morandini n’a pas été « condamné à ne plus travailler ».

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