La Palestine donne un an à Israël pour se retirer des territoires occupés, Mahmoud Abbas

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Le président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas, a donné un ultimatum d’un an à Israël pour se retirer des territoires palestiniens occupés depuis 1967. Les territoires revendiqués par Abbas comprennent également Jérusalem-Est, rapporte le Middle East Monitor.

Dans une déclaration enregistrée diffusée devant la 76e session de l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU) à New York, Mahmoud Abbas a indiqué qu’Israël devrait quitter les territoires occupés dans les 12 prochains mois. « Sans que cette condition soit remplie, la reconnaissance palestinienne d’Israël aux frontières de 1967 pourrait être discutable », a-t-il indiqué. « C’est un moment de vérité avec la puissance occupante. Nous sommes à la croisée des chemins. Nous avons eu assez de temps. Cette situation ne peut pas continuer, et notre peuple ne peut plus la supporter », a déclaré Abbas.

Poursuivant son discours, le président de l’AP ajoute que « nous sommes prêts à travailler tout au long de cette année sur la délimitation des frontières et la résolution de toutes les questions de statut final sous les auspices du Quartet international et conformément aux résolutions des Nations Unies ». « Si cela n’est pas réalisé, pourquoi devrions-nous continuer à reconnaître Israël sur la base des frontières de 1967 ? », a-t-il interrogé.

« Notre peuple ne se rendra pas à la réalité de l’occupation et de ses politiques et pratiques illégales. Il poursuivra sa juste lutte pour exercer son droit à l’autodétermination, et toutes les options sont disponibles, y compris le retour à une solution fondée sur la résolution américaine 181 adoptée en 1947, qui donne à l’État de Palestine 44 % de la superficie de la Palestine, soit le double de l’espace prévu aux frontières de 1967 », propose Abbas.

Le président de l’AP a souligné que les Palestiniens « iront à la Cour internationale de justice en tant qu’organe judiciaire international suprême sur la question de la légalité de l’occupation de la terre de l’État de Palestine. Nous avons maintes fois tendu la main pour paix, et pourtant, nous ne pouvons pas trouver un partenaire en Israël qui croit et accepte la solution à deux États. » Il a également mis en évidence et dénoncé l’indifférence de la communauté internationale face aux dérive d’Israël.

« Saper la solution à deux États basée sur le droit international et les résolutions de l’ONU ouvrira la voie à d’autres alternatives qui nous sont imposées par la situation sur le terrain en raison de la poursuite de l’occupation israélienne de notre État », a averti Abbas. « Plus de la moitié du peuple palestinien a été déraciné de sa terre et privé de sa propriété à cette époque. Moi-même, ma famille et beaucoup d’autres possèdent toujours les titres de propriété de notre terre. Ces actes sont enregistrés dans les archives des Nations Unies », a raconté Abbas.

Il a également blâmé le manque d’action des États-Unis et de leurs organes pour dissuader Israël, affirmant que cela s’est traduit par « un échec à tenir Israël pour responsable et à le sanctionner pour ses violations du droit international, permettant à Israël, qui prétend être un État démocratique, d’agir en tant qu’État au-dessus des lois. »

Il a conclu : « Je réitère encore une fois que le peuple palestinien défendra son existence et son identité et ne s’agenouillera ni ne se rendra, il ne partira pas et restera sur sa terre en la défendant, en défendant son destin et en poursuivant son grand voyage vers la fin de l’occupation du territoire de l’État de Palestine et de sa capitale Jérusalem-Est. »

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