La HAAC suspend ESAE TV après une émission jugée non conforme

La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a ordonné, mercredi 25 mars 2026, la suspension conservatoire de la chaîne en ligne ESAE TV. La décision, prise par le président Édouard Loko, répond à la diffusion d’un programme que l’instance juge incompatible avec les règles encadrant le droit de réponse et l’éthique professionnelle.

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La HAAC suspend ESAE TV après une émission jugée non conforme
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Portée par la décision n°26-009/HAAC, la mesure concerne l’ensemble des contenus publiés sur la plateforme numérique d’ESAE TV. La notification adressée au promoteur du média précise que la suspension prend effet immédiatement.

La procédure a été engagée après la diffusion, le même jour, d’une édition spéciale de l’émission « À bâtons rompus » sur le site de la chaîne. Lors de cette émission, Basile Ahossi a exercé un droit de réponse à la suite de propos tenus sur la chaîne e-Télé.

La HAAC estime que ce droit de réponse n’a pas été mis en œuvre dans le média à l’origine des propos contestés, une situation que l’autorité considère contraire, entre autres, à l’article 146 du Code de l’information et de la communication.

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Motifs déontologiques et suites administratives

Outre l’irrespect des règles liées au droit de réponse, la décision évoque des manquements aux principes du Code de déontologie et d’éthique des médias, en particulier aux articles 3 et 7 portant sur la confraternité entre journalistes et les modalités d’exercice du droit de réponse.

Pour justifier son intervention, la HAAC s’appuie sur les prérogatives conférées par sa loi organique, y compris les dispositions permettant l’intervention immédiate lorsque des irrégularités sont jugées sérieuses.

La suspension entraîne l’arrêt de l’ensemble des programmes diffusés par la chaîne en ligne et, pour en assurer l’exécution, la HAAC a saisi l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et de la Poste (ARCEP) ainsi que le Centre National d’Investigations Numériques (CNIN).

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