La France, la Belgique et les Pays-Bas placent le Sénégal en zone à risque après la loi sur l’homosexualité

La France, la Belgique et les Pays-Bas ont inscrit le Sénégal sur leur liste rouge de voyage, dans un contexte de tensions diplomatiques liées à l’adoption d’une nouvelle législation sénégalaise. Cette décision, rapportée entre les 21 et 22 avril 2026 par plusieurs médias locaux, marque un durcissement des recommandations adressées à leurs ressortissants souhaitant se rendre dans le pays ouest-africain.

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La France, la Belgique et les Pays-Bas  placent le Sénégal en zone à risque après la loi sur l’homosexualité
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À l’origine de cette mesure figure la loi n°2026-08, promulguée le 27 mars 2026 par le président Bassirou Diomaye Faye. Ce texte modifie notamment l’article 319 du Code pénal en renforçant les sanctions contre les « actes de contre-nature », avec des peines pouvant atteindre dix ans d’emprisonnement. Il introduit également des dispositions visant la promotion, l’apologie ou le financement de l’homosexualité, désormais passibles de peines de prison et d’amendes.

Cette évolution législative suscite des inquiétudes dans plusieurs capitales européennes, où les autorités évoquent des risques accrus pour les droits humains, en particulier pour les personnes LGBT, mais aussi pour la liberté d’expression. La criminalisation de la « promotion » de l’homosexualité est perçue comme susceptible d’exposer non seulement les citoyens sénégalais, mais aussi des étrangers — touristes, expatriés ou acteurs associatifs — à des poursuites judiciaires en cas de prise de position ou d’expression jugée sensible.

L’inscription sur liste rouge entraîne généralement des restrictions strictes, qui varient selon les pays concernés. Celles-ci peuvent inclure des limitations aux déplacements non essentiels, l’exigence de motifs impérieux pour voyager, ainsi que des obligations sanitaires ou administratives spécifiques. Les autorités françaises, via le Quai d’Orsay, comme leurs homologues belges et néerlandaises, actualisent régulièrement ces recommandations en fonction de l’évolution du contexte sécuritaire et juridique.

Au-delà des implications pour les voyageurs, cette décision s’inscrit dans un climat diplomatique déjà marqué par des frictions entre le Sénégal et certains partenaires européens. Elle pourrait être suivie par d’autres pays du continent, alors que les préoccupations liées au respect des normes internationales en matière de droits humains sont régulièrement soulevées par des organisations internationales, dont l’Organisation des Nations unies.

À ce stade, aucune réaction officielle n’a été rendue publique par les autorités sénégalaises. Ni la présidence ni le ministère des Affaires étrangères n’ont communiqué sur ces mesures, laissant ouverte la possibilité d’échanges diplomatiques en cours. Cette absence de prise de position intervient alors que la question continue de susciter des débats, tant au niveau national qu’international, sur l’équilibre entre souveraineté législative et engagements en matière de droits fondamentaux.

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