Koko Dunda, le coton coloré burkinabè qui s’impose à Dakar

À Dakar, le Koko Dunda est en train de quitter le registre du tissu que l’on remarque pour devenir celui que l’on porte vraiment. Le quotidien sénégalais Le Soleil le classe parmi les tendances fortes de la saison, porté par ses couleurs vives, sa base de coton léger et ses motifs irréguliers.

Eudoxie Nguessan
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Koko Dunda, le coton coloré burkinabè qui s’impose à Dakar
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L’étoffe vient de Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso. Son nom renvoie au quartier de Kôkô, historiquement associé aux teinturiers. Longtemps considéré comme un pagne populaire, le Koko Dunda a gagné une place plus visible dans la mode ouest-africaine au fil du travail de créateurs et d’artisans qui ont remis sa technique de teinture au premier plan.

Sa signature tient moins à un motif fixe qu’à sa manière d’être fabriqué. Le tissu est plié, noué puis teint à la main selon une technique de réserve proche du tie and dye. Les bains de couleur dessinent des bandes, des stries et des zones plus floues qui rendent chaque pièce légèrement différente.

À Dakar, cette matière trouve facilement sa place dans les garde-robes lorsque la chaleur appelle des vêtements moins rigides. Une robe ample, une jupe, une chemise ou un ensemble deux-pièces suffit à faire ressortir le graphisme du tissu sans multiplier les accessoires. Les versions très contrastées supportent mieux une coupe simple, tandis que les teintes plus fondues se prêtent davantage aux superpositions.

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Derrière cette tendance, il y a aussi un savoir-faire féminin important. L’Ethical Fashion Initiative rappelle que les teinturières de Bobo-Dioulasso jouent un rôle central dans la production du Koko Dunda, tandis que le réseau burkinabè CABES fédère des milliers d’artisans du textile traditionnel, majoritairement des femmes.

Le Koko Dunda reste d’abord une étoffe de Bobo-Dioulasso avant d’être une tendance dakaroise. CABES décrit son nom comme « l’entrée de Kôkô », en référence au quartier où les teinturiers travaillent traditionnellement.

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