Kenya : Ruto porte le projet nucléaire de Siaya jusqu’à 5 000 MW

Le président kényan William Ruto a annoncé lundi 14 septembre à Kisumu que le projet de centrale nucléaire prévu dans le comté de Siaya pourrait produire entre 2 000 et 5 000 MW, élargissant l’ambition affichée en mars autour d’une première installation de 2 000 MW.

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Kenya : Ruto porte le projet nucléaire de Siaya jusqu’à 5 000 MW
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Le gouvernement vise toujours un début des travaux en 2027 et une mise en service à l’horizon 2034. Le nucléaire doit contribuer à un plan plus large destiné à faire passer la capacité électrique installée du Kenya d’environ 3 300 MW à au moins 10 000 MW dans les prochaines années.

Le projet n’est toutefois pas encore au stade de la construction. En juillet, une commission du Parlement kényan a indiqué que le village de Lenya, dans le comté de Siaya, avait été retenu comme site privilégié, mais qu’une caractérisation détaillée devait encore être menée avant toute autorisation de construire ou licence nucléaire.

NuPEA a également listé plusieurs étapes préalables, notamment l’acquisition des terrains, les études d’impact environnemental et social, le montage financier, le choix du fournisseur, les documents de licence et la préparation des institutions chargées du contrôle du projet.

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Face aux inquiétudes sur la sûreté, l’environnement, le foncier et les compensations, William Ruto a déclaré lundi que son gouvernement poursuivrait les consultations avec les habitants de Siaya. Il a présenté une partie des critiques comme relevant de la désinformation ou de considérations politiques, tout en défendant la diversification du mix électrique du pays.

Le projet fait aussi l’objet d’un recours devant l’Environment and Land Court de Kisumu. Une requête déposée par Francis Owino demande d’empêcher tout engagement irréversible, notamment des travaux, des déplacements de population, des acquisitions foncières ou des accords contraignants de financement, tant que les exigences constitutionnelles et réglementaires ne sont pas respectées.

Le 7 septembre, le tribunal a déclaré l’affaire urgente et ordonné la signification de la requête aux parties visées. Celles-ci comprennent le ministère de l’Énergie, NuPEA, l’autorité kényane de régulation nucléaire, KenGen, l’agence de l’environnement, la commission foncière nationale et le gouvernement du comté de Siaya.

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