Kenya : des ONG alertent sur un regain de violences politiques avant les élections de 2027

Au Kenya, plusieurs organisations de défense des droits humains alertent sur un regain de violences politiques à moins d’un an des élections générales du 10 août 2027, après une série d’incidents recensés de juin à août et les affrontements de Homa Bay du 16 août qui ont fait deux morts, selon la Commission nationale kényane des droits humains (KNCHR).

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Politique
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Kenya : des ONG alertent sur un regain de violences politiques avant les élections de 2027
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VOCAL Africa a demandé dans une lettre datée du 19 août à la Cour pénale internationale de placer le pays sous étroite surveillance, rapporte notamment Radio47. L’ONG évoque des violences organisées, des discours incendiaires et des défaillances institutionnelles susceptibles, selon elle, d’aggraver les tensions à l’approche du scrutin.

Dans un communiqué publié le 18 août, la KNCHR dit avoir documenté entre juin et août des attaques contre des réunions publiques, des convois politiques, des journalistes et des défenseurs des droits humains. La commission cite notamment la perturbation d’un forum budgétaire à Nairobi le 12 juin, des violences autour de la partielle d’Ol Kalou en juillet, une agression contre des militants liés à VOCAL Africa à Mombasa le 12 août et les violences de Homa Bay le 16 août.

La KNCHR rapporte qu’à Homa Bay un policier et un civil ont été tués. Amnesty International Kenya a, le même jour, dénoncé des attaques contre des journalistes, des barrages routiers, des destructions de biens et l’inaction alléguée des forces de sécurité. La police locale, citée par NTV, a également confirmé la mort d’un policier parmi les victimes.

Pour la commission kényane, ces incidents dessinent un schéma récurrent d’intimidation, de recours à des groupes organisés et de rhétorique politique susceptible d’alimenter la violence. Elle appelle la police, les enquêteurs et la Commission nationale pour la cohésion et l’intégration à enquêter sur les auteurs, organisateurs et financeurs présumés, tandis que les partis sont sommés de renoncer aux discours inflammatoires.

Le rappel des violences post-électorales de 2007-2008 reste au cœur de ces mises en garde. L’IEBC maintient l’échéance du 10 août 2027 pour les prochaines élections générales, et les ONG demandent une surveillance accrue des acteurs politiques et sécuritaires afin d’éviter que les tensions observées ces dernières semaines ne s’installent dans la campagne à venir.

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