Karine Le Marchand : jamais allée en Iran, elle évoque une « douleur viscérale »

Karine Le Marchand se retrouve au cœur d’une vive polémique depuis la sortie de son documentaire Les nouveaux français, 100 ans d’immigration et une récente intervention sur CNews. Sur le plateau de L’heure des pros, l’animatrice a évoqué son arrivée à Paris dans les années 1980 et des ressentis personnels qui ont été abondamment relayés et critiqués sur les réseaux sociaux. Sa réaction publique sur Instagram le 10 février et ses propos de soutien au peuple iranien lors d’un meeting ont relancé le débat.

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Karine Le Marchand : jamais allée en Iran, elle évoque une « douleur viscérale »
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Karine Le Marchand se retrouve au cœur d’une vive polémique depuis la sortie de son documentaire Les nouveaux français, 100 ans d’immigration et une récente intervention sur CNews. Sur le plateau de L’heure des pros, l’animatrice a évoqué son arrivée à Paris dans les années 1980 et des ressentis personnels qui ont été abondamment relayés et critiqués sur les réseaux sociaux. Sa réaction publique sur Instagram le 10 février et ses propos de soutien au peuple iranien lors d’un meeting ont relancé le débat.

Invitée par Pascal Praud sur CNews pour présenter son documentaire, Karine Le Marchand est revenue sur son enfance à Nancy et son arrivée à Paris, affirmant qu’elle et sa sœur étaient « les seules de mon école avec ma sœur à avoir cette tête-là ». Ces confidences, extraites d’un entretien d’environ trente minutes selon l’animatrice, ont rapidement suscité des accusations de racisme sur les réseaux sociaux.

Face à l’ampleur de la réaction, Karine Le Marchand a publié un message sur son compte Instagram le 10 février. Elle y dénonce une « pseudo-polémique » et affirme qu’« une députée LFI avait saisi l’Arcom pour des propos que j’ai tenus sur CNews, sortis de leur contexte ». Arcom est l’autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique en France. L’animatrice assure que, sur trente minutes d’interview, « ils ont pris quinze secondes, sorties de leur contexte », et réaffirme qu’elle n’est pas raciste en ajoutant : « Je ne vais pas m’immoler. Je ne vais pas me pendre. Je n’en ai rien à faire. Votre haine ne me touche pas. »

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Réactions publiques et prise de position sur l’Iran

Outre sa mise au point sur les réseaux sociaux, Karine Le Marchand est récemment intervenue lors d’un meeting de solidarité en faveur du peuple iranien. Elle a expliqué y avoir été particulièrement touchée par des événements internationaux récents, évoquant « le 7 octobre » qui l’a « bouleversée » et une période où elle se sentait « un peu comme en apnée ». Dans son intervention, elle a aussi mentionné des conflits qui continuent d’affecter plusieurs populations, citant notamment l’Ukraine et la Russie ainsi que la situation entre la Palestine et Israël.

Lors de ce rassemblement, l’animatrice a insisté sur la dimension émotionnelle de sa prise de parole : « Je ne suis jamais allé en Iran, mais j’ai la même douleur. C’est viscéral. Je ne sais pas quoi faire à part vous dire que nous pensons à vous. » Elle a souligné le poids historique des répressions en Iran en affirmant : « Ça fait trois tentatives depuis 47 ans, mais il y en a sans doute eu des centaines qui ont été écrasées dans le sang, dont on n’a pas parlé. Ça n’est pas possible que les mollahs gagnent cette fois. »

Dans la suite de son intervention, Karine Le Marchand a estimé que la population iranienne avait besoin d’un soutien extérieur pour résister : « Une population à mains nues ne pourra pas s’en sortir aujourd’hui sans une aide extérieure, sans des armes »

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