Jules Lapierre chute lors de la cérémonie d’ouverture des JO
Depuis 1908, le défilé des athlètes aux Jeux Olympiques incarne une pause symbolique où se mêlent identité nationale, égalité et fraternité sportive : cette tradition, initiée à Londres, a évolué pour faire de la parade un moment où l’histoire des Jeux et les enjeux géopolitiques se rencontrent. Lors de la cérémonie d’ouverture des JO d’hiver 2026, des images inattendues venues de Predazzo ont attiré l’attention, tandis que la délégation française, forte de 161 athlètes répartis sur plusieurs sites, s’est déployée entre Milan, Livigno, Cortina et Predazzo.

Depuis 1908, le défilé des athlètes aux Jeux Olympiques incarne une pause symbolique où se mêlent identité nationale, égalité et fraternité sportive : cette tradition, initiée à Londres, a évolué pour faire de la parade un moment où l’histoire des Jeux et les enjeux géopolitiques se rencontrent. Lors de la cérémonie d’ouverture des JO d’hiver 2026, des images inattendues venues de Predazzo ont attiré l’attention, tandis que la délégation française, forte de 161 athlètes répartis sur plusieurs sites, s’est déployée entre Milan, Livigno, Cortina et Predazzo.
La première parade officielle, tenue le 13 juillet 1908 au White City Stadium, a réuni vingt-deux délégations ; selon le rapport officiel cité à l’époque, « Toutes les équipes défileront à l’arrière du stade […] derrière leurs représentants respectifs, chargés de porter le drapeau et l’emblème de leur pays ». Depuis lors, les usages ont été codifiés : la délégation grecque ouvre systématiquement le cortège, en hommage aux Jeux antiques, et l’ordre de passage des autres équipes suit l’alphabet de la langue du pays hôte.
La marche d’ouverture joue également un rôle diplomatique : elle symbolise l’égalité entre nations et la suspension, le temps de la cérémonie, des tensions géopolitiques. Des exemples historiques illustrent cette dimension : les deux Allemagne ont défilé sous une bannière commune entre 1956 et 1964, et les deux Corée ont marché ensemble aux Jeux de Sydney 2000, Athènes 2004 et PyeongChang 2018. D’autres moments ont marqué l’histoire du défilé, comme à Lake Placid en 1932, où les athlètes d’hiver ne portaient pas leur équipement habituel.
JO 2026 : scène surréaliste à Predazzo
La cérémonie d’ouverture des JO d’hiver 2026 s’est déroulée sur plusieurs sites italiens : Milan, avec la spectaculaire enceinte de San Siro, et des villes hôtes des épreuves comme Cortina, Predazzo et Livigno. La France y est représentée par 161 athlètes : 73 à Milan, 23 à Livigno, 18 à Cortina et 13 à Predazzo.
À Predazzo, où la délégation française était la moins nombreuse, un incident a marqué le passage des Bleu, Blanc, Rouge : un athlète a glissé sur la glace en plein défilé, provoquant l’hilarité des spectateurs et des caméras. La scène, relayée sur les réseaux sociaux, a suscité de nombreuses reprises et commentaires en ligne.
L’athlète concerné, Jules Lapierre, né le 2 janvier 1996 à Grenoble, a chuté alors qu’il cherchait à courir sur la neige italienne ; ses coéquipiers l’ont ensuite rejoint. Spécialiste du ski de fond, Lapierre a remporté un titre mondial U23 en 2019, a intégré le circuit de la Coupe du monde en 2017, compte un bronze au relais 4 × 10 km aux Championnats du monde 2021 et a signé sa première victoire individuelle en 2024 à Val di Fiemme. Il a représenté la France aux Jeux d’hiver de 2018 et 2022 et sert comme sergent dans l’armée de Terre française.
Sur Instagram, la chute a été commentée par des internautes et des supporters ; certains messages ont qualifié l’événement « à l’image du pays », formule reprise dans les publications relayées. Les images montrent également l’interaction entre Lapierre et ses coéquipiers après la chute.
Sur le plan financier, les primes versées aux médaillés français ne proviennent pas du Comité international olympique mais des instances nationales : le Comité national olympique et les pouvoirs publics. La France a décidé de maintenir les montants alloués lors des Jeux de Paris 2024 : 80 000 euros pour l’or, 40 000 euros pour l’argent et 20 000 euros pour le bronze. Ces sommes, qualifiées de « les plus élevées jamais accordées pour des Jeux d’hiver », augmentent pour les athlètes multi-médaillés et restent imposables depuis Tokyo 2021.



