Jean Dujardin évoque une leçon de vie de son enfance «Je pense souvent à la survie»
Jean Dujardin évoque un souvenir d’enfance marqué par la survie des personnes sans domicile dans un long entretien accordé à Brut en mars 2026, alors qu’il revient sur les écrans avec Les Rayons et les ombres. L’acteur oscarisé raconte comment, enfant, il allait à la rencontre de personnes vivant dans la rue et fouillant les bennes de supermarchés, un souvenir qui, dit-il, a durablement influencé sa perception de la précarité et du travail.

Jean Dujardin évoque un souvenir d’enfance marqué par la survie des personnes sans domicile dans un long entretien accordé à Brut en mars 2026, alors qu’il revient sur les écrans avec Les Rayons et les ombres. L’acteur oscarisé raconte comment, enfant, il allait à la rencontre de personnes vivant dans la rue et fouillant les bennes de supermarchés, un souvenir qui, dit-il, a durablement influencé sa perception de la précarité et du travail.
Révélé à la télévision à la fin des années 1990, Jean Dujardin s’est imposé auprès du grand public grâce à la série courte Un Gars, Une Fille, diffusée autour du journal de 20h sur France 2 en 1999, aux côtés d’Alexandra Lamy. La série, format court et ton humoristique, a rapidement trouvé son public et a également vu naître une relation entre les deux comédiens.
Après la fin du programme télévisé, Dujardin a progressivement orienté sa carrière vers le cinéma. Il a enchaîné des rôles comiques populaires — notamment dans Brice de Nice et la série OSS 117 — avant de diversifier son jeu dans des registres plus dramatiques. En 2012, il est récompensé à Hollywood par l’Oscar du meilleur acteur pour The Artist, distinction qui a élargi sa visibilité internationale.
Souvenirs d’enfance, trajectoire et controverses
Dans l’entretien pour Brut, le journaliste évoque un épisode de la jeunesse de l’acteur : « J’ai lu que, quand vous étiez petit, vous parliez aux sans-abris dans la rue… Vous alliez les voir. C’est vrai ça ? » Jean Dujardin confirme et replace ce comportement dans le contexte des années 1970. « On disait ça à l’école, aux enfants, on disait ‘Si tu travailles pas bien, tu finiras à la rue. Tu finiras clochard.’ » relate-t-il, avant d’expliquer qu’il se rendait dans des hangars et des périphéries pour rencontrer des personnes qui vivaient déjà dehors depuis des décennies.
L’acteur décrit ce qu’il a observé : des personnes « qui survivent avec des cartons, faisaient les bennes de supermarchés pour aller prendre des produits périmés, qui étaient, souvent, très généreux. » Il lie ce souvenir à une stratégie personnelle de protection : « Je me disais : ‘Il ne faut pas que je reste dehors.’ » et confie que cette préoccupation de la survie l’accompagne encore aujourd’hui.
Sur le plan professionnel, la carrière de Jean Dujardin a été marquée par des allers-retours entre la France et les États-Unis : après son Oscar, il a tourné pour des réalisateurs américains — le texte mentionne des collaborations avec Martin Scorsese et George Clooney — avant de revenir travailler principalement en France. Son parcours cinématographique a aussi suscité des critiques, notamment lorsque sa participation au film J’accuse de Roman Polanski a été évoquée, Polanski étant condamné aux États-Unis pour le viol d’une mineure à la fin des années 1970.
En marge de sa carrière, la vie privée de l’acteur a été suivie : son couple avec Alexandra Lamy, né de leur complicité à l’écran, a pris fin par un divorce prononcé en 2014.
Interrogé sur l’impact de ces images d’enfance et sur son rapport au métier, Jean Dujardin a résumé : « Je pense souvent à la survie, en général, même dans ce métier. »
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