Japon : la croissance du 2e trimestre révisée à 1,4 % en rythme annualisé
L’économie japonaise a progressé plus vite qu’estimé au deuxième trimestre 2026, le gouvernement ayant révisé mardi 8 septembre la croissance du produit intérieur brut à 1,4 % en rythme annualisé, contre 1,1 % dans sa première estimation publiée en août.

D’un trimestre sur l’autre, le PIB réel a augmenté de 0,4 %, après une estimation initiale de 0,3 %, selon les données du Cabinet Office. La révision confirme que l’activité a continué de croître entre avril et juin malgré un environnement international tendu et une demande intérieure encore fragile.
La principale modification concerne l’investissement des entreprises, désormais estimé en baisse de 0,9 % sur le trimestre, contre un recul de 1,2 % annoncé précédemment. Cette amélioration statistique a suffi à relever le rythme global de croissance.
La consommation privée, qui représente plus de la moitié de l’économie japonaise, est restée stable. Le commerce extérieur a apporté 0,5 point de pourcentage à la croissance, tandis que la demande intérieure a retranché 0,1 point, contre une contribution négative de 0,2 point dans la première estimation.
Les nouvelles données sont suivies de près par les marchés avant la prochaine décision de la Banque du Japon. L’institut central a porté son taux directeur à 1 % en juin, son plus haut niveau depuis 31 ans, dans un contexte de pressions sur les prix et de faiblesse du yen.
Une révision modeste mais favorable
Le Cabinet Office avait publié le 17 août une première estimation faisant état d’une hausse trimestrielle de 0,3 % et d’une croissance annualisée de 1,1 %. La deuxième estimation porte désormais ces chiffres respectivement à 0,4 % et 1,4 %.
Cette progression s’inscrit après un rebond de l’économie japonaise sur l’ensemble de l’année précédente. En février, Bénin Web TV rapportait que le PIB japonais avait augmenté de 1,1 % en 2025, selon les données gouvernementales.
La Banque du Japon sous surveillance
La révision intervient alors que les investisseurs anticipent un nouveau resserrement monétaire. Reuters relève que les marchés considèrent largement une hausse de taux en septembre comme probable, tout en surveillant l’effet du conflit au Moyen-Orient, des précédentes hausses de taux et de l’évolution du yen sur l’économie.
Les salaires réels corrigés de l’inflation ont par ailleurs augmenté de 2,4 % sur un an en juillet, leur plus forte progression depuis mai 2021 et leur septième hausse mensuelle consécutive, selon les données publiées mardi. Cette évolution pourrait soutenir la consommation si elle se prolonge.
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