Investiture de Romuald Wadagni : le défi d’une orchestration sans faille
À quelques semaines de l’entrée en fonction du Président élu, les préparatifs de la cérémonie d’investiture battent leur plein. Entre répétitions, protocole strict et coordination institutionnelle, les coulisses révèlent une organisation d’une précision remarquable poaur garantir le bon déroulement de cet événement majeur.

Au Bénin, l’investiture présidentielle ne s’improvise pas. À l’approche du 24 mai 2026, date de l’entrée en fonction de Romuald Wadagni, tout un dispositif est en marche pour assurer une cérémonie à la hauteur de l’événement. Derrière le décor solennel attendu à Porto-Novo, se cache une préparation minutieuse impliquant plusieurs institutions de la République.
Comme l’a rappelé la Cour constitutionnelle, le Président élu prêtera serment conformément à l’article 53 de la Constitution avant de prendre officiellement fonction à minuit. Mais bien avant cette étape importante, un travail de fond est engagé en amont.
Selon Gilles Badet, ancien secrétaire général de la Cour constitutionnelle, « tous les détails sont millimétrés ». Il évoque une organisation rigoureuse pilotée notamment par la Direction du protocole d’État, en collaboration avec les services de sécurité, l’armée et les institutions impliquées.
Des répétitions sont ainsi organisées sur le lieu même de la cérémonie afin d’éviter toute approximation. « Il y a plusieurs réunions, il y a plusieurs répétitions », explique-t-il. L’objectif d’anticiper chaque geste, chaque déplacement et chaque prise de parole.
Du positionnement des personnalités à la gestion des équipements, rien n’est laissé au hasard. « Il faut s’installer d’une certaine manière. Qui doit suivre qui… même au sein de la Cour, il y a un protocole bien organisé », précise Gilles Badet. Les juges, en robe d’audience, doivent par exemple répéter leurs déplacements pour éviter tout incident sur le podium.
Même les aspects techniques font l’objet d’une attention particulière. Microphones, supports de lecture, disposition des sièges ou encore angles de prise de vue sont testés à l’avance. « Tout ça est en train d’être millimétré aujourd’hui », insiste l’ancien responsable.
Dans cette mécanique bien huilée, chaque acteur connaît son rôle. Le greffier en chef, chargé de lire la proclamation des résultats, se prépare également à cet exercice hautement protocolaire. « Le greffier en chef actuel va certainement se préparer à cet exercice », confie Gilles Badet.
Romuald Wadagni deviendra ainsi, dans la nuit du 24 mai 2026, le 5ᵉ président de la République du Bénin sous l’ère du renouveau démocratique, après avoir prêté serment devant la Cour constitutionnelle. Une étape soigneusement préparée en coulisses pour garantir une cérémonie sans faille.


