Intelligence artificielle et droit à l’image: le CNIN alerte sur des pratiques lourdement sanctionnées
Le Centre national d’investigations numériques (CNIN) tire la sonnette d’alarme face à l’utilisation abusive de l’intelligence artificielle pour modifier, créer ou diffuser l’image d’une personne sans son consentement.

Dans une campagne de sensibilisation récemment lancée, l’institution rappelle que ces pratiques constituent une atteinte grave au droit à l’image et exposent leurs auteurs à de lourdes sanctions prévues par la législation béninoise.
Selon le CNIN, toute manipulation d’images ou de contenus visuels réalisée à l’aide de technologies d’intelligence artificielle, sans l’accord explicite de la personne concernée, est susceptible d’entraîner des poursuites judiciaires.
L’organisme met particulièrement en garde contre la diffusion de montages, de contenus falsifiés ou de créations numériques trompeuses, souvent relayés sur les réseaux sociaux, et dont les conséquences peuvent être désastreuses pour la réputation, la vie privée et la dignité des citoyens.
Un cadre légal sans ambiguïté
Le Code du numérique en vigueur au Bénin prévoit, pour ce type d’infraction, des peines pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement, assorties d’amendes pouvant atteindre 25 millions de francs CFA.
Des sanctions dissuasives, destinées à encadrer l’usage de technologies de plus en plus accessibles mais potentiellement dangereuses lorsqu’elles sont détournées de leur finalité.
À travers cette initiative, le CNIN appelle les populations à faire preuve de responsabilité et de discernement dans l’utilisation des outils d’intelligence artificielle.
L’institution insiste sur la nécessité de concilier innovation technologique, respect du droit à l’image et protection de la dignité humaine, dans un environnement numérique en pleine expansion.
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