Incendie chez les grands-parents du petit Émile : l’homme mis en cause affirme connaître le coupable
Disparition d’Émile : le village du Haut-Vernet, dans les Alpes-de-Haute-Provence, reste au cœur d’une affaire qui a débuté le 8 juillet 2023 avec la disparition d’un garçonnet de deux ans et demi. Au printemps 2024, des ossements attribués à l’enfant ont été découverts par une randonneuse, relançant l’enquête et conduisant à des prélèvements ADN massifs et à une arrestation liée à un incendie ciblant la maison des grands‑parents.

Le signalement de disparition d’Émile remonte à l’été 2023. Selon les éléments rendus publics, l’enfant séjournait chez ses grands‑parents au moment de sa disparition. La découverte, plusieurs mois plus tard, d’ossements identifiés comme appartenant au petit garçon a entrainé l’ouverture et le renforcement des investigations menées par les autorités locales et judiciaires.
Sur place, les gendarmes ont procédé à une campagne de prélèvements ADN impliquant habitants et vacanciers du secteur : 106 prélèvements ont été réalisés et « seront prochainement exploités », indique la source. Parallèlement, la maison des grands‑parents a fait l’objet d’un incendie attribué récemment à un homme de 78 ans, placé en garde à vue dans le cadre de cette série d’événements.
Audition du septuagénaire et éléments de sa garde à vue
Selon des informations recueillies par RTL et BFM TV, l’homme de 78 ans entendu par les enquêteurs a tenu des propos détaillant ses motivations et ses suppositions. Entendu dans le cadre de sa garde à vue, il a, d’après ces médias, accusé ce qu’il présente comme son « frère jumeau » avant de tenir des aveux partiels. Il a expliqué s’être rendu au Haut‑Vernet « parce que s’est passée l’histoire d’Émile » et avoir consulté l’historique de la famille.
Le septuagénaire a également déclaré aux gendarmes s’être rendu « peut‑être » au cabinet de M. Vedovini « par curiosité pour voir le bonhomme », selon les retranscriptions publiées par les deux chaînes. Il a insisté sur son lien émotionnel avec la famille en affirmant, toujours selon RTL et BFM TV, que « tout ce qui touche à cette famille me tient à cœur ». Lors de son audition, il a dit souhaiter que « vous trouviez le coupable et qu’il soit puni ou les coupables ». Il a ajouté qu’il était convaincu que « le ou les coupables se trouvent dans la famille », qualifiant ceci d’intuition.
Le prévenu a évoqué un possible « transfert » avec l’affaire Grégory, formule reprise par les médias couvrant son audition. Il a été examiné par un psychiatre, qui l’a décrit comme « normal » d’après les mêmes sources. La procédure prévoit son comparution et sa mise en jugement le 7 juillet prochain.
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