Imane Khelif : « Je ne me cache pas, ma différence est naturelle »

La boxeuse Imane Khelif, visée par des accusations sur son genre lors des Jeux de Paris 2024, a confirmé avoir suivi un traitement hormonal pour réduire son taux de testostérone avant la compétition, tout en réaffirmant qu’elle n’est pas « une trans » et en déclarant posséder le gène SRY, lié au chromosome Y. Elle dit avoir transmis son dossier médical à World Boxing et attend toujours une réponse, tandis que son activité pugilistique reste à l’arrêt en raison de nouvelles exigences liées aux tests chromosomiques.

Le
Imane Khelif : « Je ne me cache pas, ma différence est naturelle »
Publicité
2 min de lecture
Google News

La boxeuse Imane Khelif, visée par des accusations sur son genre lors des Jeux de Paris 2024, a confirmé avoir suivi un traitement hormonal pour réduire son taux de testostérone avant la compétition, tout en réaffirmant qu’elle n’est pas « une trans » et en déclarant posséder le gène SRY, lié au chromosome Y. Elle dit avoir transmis son dossier médical à World Boxing et attend toujours une réponse, tandis que son activité pugilistique reste à l’arrêt en raison de nouvelles exigences liées aux tests chromosomiques.

Dans une interview accordée à L’Équipe, la championne olympique a indiqué être porteuse du gène SRY, un marqueur génétique habituellement associé au développement masculin, et a précisé que cette particularité est « naturelle ». Elle a déclaré : « Pour le tournoi de qualification aux Jeux de Paris, qui se déroulait à Dakar, j’ai baissé mon taux de testostérone à zéro. Et j’ai gagné la médaille d’or. » Khelif a également expliqué être suivie par une équipe médicale et un professeur pour gérer sa situation hormonale.

Face aux critiques et aux rumeurs, la boxeuse a répondu publiquement, citant notamment Donald Trump parmi ses détracteurs. Elle a affirmé : « Je ne suis pas une trans, je suis une fille. J’ai été élevée comme une fille, j’ai grandi comme une fille, les gens de mon village m’ont toujours connue comme une fille. » Elle a déclaré respecter tout le monde, mais conteste les allégations qui remettent en cause son identité.

Publicité

Tests imposés par World Boxing et conséquences sur sa carrière

Imane Khelif a indiqué être prête à se soumettre aux évaluations génétiques réclamées par World Boxing, instance reconnue par le Comité international olympique (CIO), pour pouvoir participer aux Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Elle a affirmé : « Pour les prochains Jeux, s’il faut passer un test, je m’y soumettrai. Je n’ai aucun problème avec ça. » Selon ses propos, elle a déjà transmis à World Boxing son dossier médical complet, comprenant des tests hormonaux, mais n’a reçu aucune réponse.

Le nouvel encadrement réglementaire de World Boxing, qui a introduit des tests chromosomiques, a eu un impact direct sur son calendrier sportif : l’organisation l’a empêchée de participer au tournoi d’Eindhoven, faute de s’être soumise à ce test récemment instauré. Depuis les Jeux de Paris, Imane Khelif n’a donc pas repris la compétition.

Parallèlement, la boxeuse se trouve en attente d’une licence française pour combattre chez les professionnels. Interrogée sur la suite de sa carrière, elle a précisé que poursuivre en professionnel n’exclurait pas sa volonté de rester engagée en vue des JO : « ce n’est pas parce que je fais des combats en professionnel que je renonce aux Jeux de 2028. Pas du tout. » Elle a affirmé vouloir devenir, pour le sport algérien, celle qui parviendra à conserver son titre olympique.

Publicité

Articles liés

Merci pour votre lecture — publicité