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« Il est minable d’essayer de défendre en aval, ce à quoi on n’a pas réfléchi en amont »

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Le faux est difficile à promouvoir. Il faut être intelligent et habile. Tout ce qu’ils ne sont pas. Alors, il leur est préférable de dire n’importe quoi pour soutenir n’importe quoi. Il est minable d’essayer de défendre en aval, ce à quoi on n’a pas réfléchi en amont.

En attendant que la parole soit à celle que son employeur a intronisée à la tête de l’Institut National de la Femme (INF) et qui se prend pour vice-présidente de la République en charge des femmes, voici mes observations concernant l’une des dernières inventions du système en place dont le porte-voix – face au tollé compréhensible – a jugé pédagogique d’expliquer « l’innovation » aux crétins que nous sommes. Mais, ainsi qu’il s’y est habitué, il n’a pas bien étudié son affaire.

  1. Ils réforment l’impôt sur les salaires – ils appellent la trouvaille « Paramétrage » – en supprimant l’abattement en fonction du nombre d’enfants, sous prétexte que cela véhicule une injustice en faveur de l’homme et donc au détriment de la femme lorsque tous les deux ont les mêmes diplômes, les mêmes grades, occupent les mêmes postes etc…

Et les hommes dont les épouses ne travaillent pas? Quel crime ont-ils commis? On me fera remarquer qu’il y a également des femmes dont les époux ne travaillent pas. Justement, en quoi la suppression de l’abattement de l’impôt sur salaire compense-t-elle leur situation?

  1. Il y a des ménages au sein desquels les époux gagnent plus que les épouses et d’autres où les femmes ont un revenu salarial plus élevé que celui des hommes. Ces cas sont bien largement plus nombreux que ceux de couples dans lesquels l’homme et la femme ont les mêmes diplômes, les mêmes grades et tutti quanti.
  2. Depuis quand, afin d’assurer l’égalité entre deux genres, on supprime pour l’un des avantages acquis au lieu d’instaurer des avantages nouveaux pour l’autre, si tant est que l’on veut corriger un déséquilibre ?
    Cela ressemble beaucoup à certains comportements sauvages que l’on observe dans la société : lorsqu’un de nos semblables qui a réussi dans la vie provoque de l’envie chez nous, nous prions, revendiquons, œuvrons pour le voir ramené à notre niveau plutôt que prier, revendiquer, œuvrer pour atteindre le sien.

Les pseudos explications du porte-parole du gouvernement (voir vidéo en commentaire) sont un énième discours irresponsable et une preuve supplémentaire de l’absence de vision qui caractérise les actions de ceux qui nous dirigent. Ou alors, ils n’ont de vision que leur nombril.

  1. L’abattement de l’impôt sur salaire au prorata du nombre d’enfants est dans son essence profitable à l’époux et à l’épouse. Il est malhonnête de faire croire que c’est l’époux seul qui en jouit. Comment serait-ce même possible? Et de combien parle-t-on ? Ne m’envoyez surtout pas à la figure, des exemples d’hommes qui n’assument pas leur statut de père de famille. Ce serait une insulte pour les autres qui ne se défilent pas devant leurs responsabilités et ceux-ci sont majoritaires. Par ailleurs, ce n’est pas en empêchant les hommes de bénéficier de quelques pauvres sous que les détraqués d’entre eux vont s’assagir et que toutes les femmes seront heureuses désormais. Je me rappelle que mon salaire ne suffisait même pas à subvenir aux besoins de ma famille, sans oublier que dans notre menage, c’était moi qui avais le plus gros salaire. Et ce n’était pas grand-chose. Les fins du mois étaient pénibles et en période de fêtes ou de rentrée scolaire, je devais recourir à des prêts.
  2. Sur quelle base nos décideurs estiment-ils que l’abattement de l’impôt sur salaire en fonction du nombre d’enfants profite exclusivement à l’homme? Quel sondage le dit ?
    C’est la notion même de famille qu’ils dynamitent ainsi. La famille – famille nucléaire, s’entend – est assise sur le principe selon lequel les époux se soutiennent, financent les besoins de leur foyer et de leur progéniture. Dans ce rôle, l’usage – en milieu traditionnel comme dans la société moderne – veut que l’implication de l’homme soit plus importante que celle de la femme. J’évoque le cadre général. Je ne nie pas que, dans les faits, il y a bien des cas où l’épouse assure autant que l’épouse sinon plus, la mobilisation du budget familial.

Il faut arrêter d’infantiliser la gent féminine. Ce n’est pas par des fantaisies futiles que l’on va assurer son épanouissement. Mais je suppose que c’est encore aux femmes de s’indigner et de comprendre que le machin INF ainsi que la dame qui le préside ne leur sont d’aucune utilité.

o Gratias Kindoho

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1 commentaire
  1. Claude dit

    On peut faire son analyse et être poli.
    Vous ne détenez pas la science infuse.
    Un journaliste, s’il en est un doit savoir, qu’il ne doit que se cantonner à son job d’analyste pas d’un soit disant politicien.
    Kerekou a raison de les traiter d’intellectuels tarés

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