Guinée : un arrêté ministériel ordonne la dissolution de quarante partis dont les trois principaux

Dans la nuit du 6 au 7 mars 2026, les autorités guinéennes ont procédé à la dissolution de quarante partis politiques, a annoncé le gouvernement. La décision a été formalisée par un arrêté ministériel émanant du ministère de l’Administration du territoire.

Ousmane Traoré SambaVoir tous ses articles
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Politique
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Guinée : un arrêté ministériel ordonne la dissolution de quarante partis dont les trois principaux
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Dans la nuit du 6 au 7 mars 2026, les autorités guinéennes ont procédé à la dissolution de quarante partis politiques, a annoncé le gouvernement. La décision a été formalisée par un arrêté ministériel émanant du ministère de l’Administration du territoire.

Parmi les formations visées figurent des partis emblématiques de l’opposition, notamment le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) lié à l’ancien président Alpha Condé, l’Union des forces démocratiques (UFD) dirigée par l’ancien premier ministre Cellou Dalein Diallo, ainsi que l’Union des forces républicaines (UFR) associée à l’ancien premier ministre Sidya Touré.

Le motif invoqué pour ces dissolutions est la non-conformité de ces organisations avec la nouvelle législation électorale et des partis politiques, votée le 21 septembre 2025. L’arrêté ministériel précise que les formations concernées ne satisfont pas les exigences introduites par ce texte.

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La mesure prend effet immédiatement selon le document officiel rendu public par l’administration, et ouvre une période d’incertitude quant à la recomposition du paysage politique national et à l’organisation de l’opposition dans les mois à venir.

Cadre juridique et enjeux politiques

La loi adoptée le 21 septembre 2025 a renforcé les conditions d’existence et d’enregistrement des partis, selon les autorités qui s’appuient désormais sur ces nouvelles prescriptions pour contrôler la conformité des structures politiques. L’arrêté de ce début mars s’inscrit dans cette logique de mise en conformité administrative.

Sur le plan politique, la disparition administrative de plusieurs formations historiques pourrait modifier l’équilibre entre acteurs au sein de l’opposition et réduire le nombre d’organisations autorisées à participer aux processus électoraux. Des questions se posent par ailleurs sur les voies de recours possibles pour les partis dissous et sur l’impact de cette décision sur le débat public.

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