Guinée-Bissau : le référendum constitutionnel du 30 août se tient sur fond d’appel au boycott du PAIGC
Les électeurs bissau-guinéens doivent se prononcer le 30 août 2026 sur l’entrée en vigueur d’une nouvelle Constitution voulue par les autorités de transition, un scrutin que le PAIGC appelle à boycotter et qui pourrait modifier l’équilibre entre la présidence et le gouvernement.

Le 27 août, le président de transition Horta Inta-a a appelé les citoyens à participer massivement au vote, en présentant ce rendez-vous comme une étape importante pour les institutions du pays.
Le PAIGC, principal parti d’opposition, affirme au contraire que le référendum est organisé sans garanties suffisantes de pluralisme ni de contrôle indépendant, et il demande à ses partisans de ne pas prendre part au scrutin.
Selon Fernando Vaz, porte-parole du Conseil national de transition, le texte maintient un système semi-présidentiel tout en confiant au chef de l’État la présidence du Conseil des ministres et la nomination du Premier ministre, même en l’absence d’une majorité parlementaire acquise. La réforme prévoit aussi de ramener l’Assemblée de 102 à 65 sièges et de réduire le nombre de circonscriptions de 29 à 12.
Le référendum s’inscrit dans une séquence politique plus large, le calendrier de transition présenté autour du scrutin prévoyant des élections en décembre 2026.
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