L’ancien président Français, François Hollande, a commenté vendredi, le retrait des troupes de Barkhane et Takuba du Mali. Pour l’ex-dirigeant, “la France n’a aucun intérêt ni commercial, ni économique à être dans l’Ouest de l’Afrique et notamment au Sahel ».
Qui connait l’histoire de l’intervention militaire de la France au Mali, sait que François Hollande était l’un des principaux acteurs. L’ancien patron de l’Hexagone avait engagé les forces françaises dans la lutte contre le terrorisme au Mali en 2014, à la demande du gouvernement de l’ex-dirigeant malien, Ibrahim Boubacar Kéita, à une époque où, le Mali était presque au main des terroristes. Près de 9 ans après le début de cette opération, le bilan laisse à désirer.
Pour les nouvelles autorités du Mali, les résultats sont insatisfaisants. C’est donc avec colère qu’elles ont demandé vendredi, le retrait sans délai, des troupes françaises et de leurs alliés. Un retrait déjà annoncé à la veille, lors du sommet UE-UA par le président Français Emmanuel Macron, à la différence que le redéploiement des troupes devrait durer 4 à 6 mois.
L’attitude de la “junte malienne” pointée du doigts
Interrogé par BFM TV sur le retrait annoncé des troupes engagées au Mali, François Hollande estime que c’est l’attitude de la “junte malienne” qui a entrainé le retrait des forces françaises. D’après ses mots, la junte de Bamako ne veut plus de la France au Mali. “Si les autorités aujourd’hui du Mali ne souhaitent pas la présence de la France, la France n’avait aucun intérêt à rester plus longtemps au Mali”, a déclaré François Hollande, soulignant que ce retrait des troupes françaises ne signifie pas un désengagement dans la lutte contre le terrorisme. “Elle doit être présente dans la zone (…) parce que la lutte contre le terrorisme est loin d’être achevée« .
“S’ils ne veulent pas que des forces étrangères viennent assurer leur sécurité. Il faut que ces Pays fassent l’effort avec nous nécessaires pour équiper leurs forces militaires et pour assurer une vie digne à la population”, a poursuivi l’ancien patron de l’Hexagone, notant des « réussites exceptionnels” pour l’opération Barkhane au Mali.
“La France n’a aucun intérêt ni commercial, ni économique à être dans l’Ouest de l’Afrique et notamment au Sahel. La France, elle, n’a pas d’intérêts autres que ceux de servir la solidarité, de lutter contre le terrorisme”, affirme François Hollande ajoutant que la Russie et la Chine ont des intérêts liés à un certain nombre de matières premières en Afrique.