États-Unis : Trump freiné par la justice dans son projet d’envoyer des troupes à Portland
La justice américaine a de nouveau bloqué le déploiement de militaires de la Garde nationale à Portland, demandé par le président Donald Trump, et ce, jusqu’au 7 novembre.

La justice américaine a de nouveau bloqué le déploiement de militaires de la Garde nationale à Portland, demandé par le président Donald Trump, et ce, jusqu’au 7 novembre.
Dans une ordonnance de 16 pages consultée par l’AFP, la juge fédérale Karin Immergut explique qu’elle a besoin de plus de temps pour examiner le dossier, estimant les preuves des violences lors des manifestations insuffisantes.
En effet, Donald Trump souhaite envoyer la Garde nationale dans cette ville démocrate afin de protéger les agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), principaux acteurs de sa politique d’expulsions d’étrangers en situation irrégulière, qu’il considère comme la cible de manifestants violents. Le déploiement de militaires dans plusieurs villes démocrates est vivement contesté devant les tribunaux. « Depuis le début, cette affaire concerne le respect des faits et non les caprices politiques du président », a déclaré le procureur général de l’Oregon, Dan Rayfield.
La gouverneure démocrate de l’Oregon, Tina Kotek, a salué la décision comme « une nouvelle affirmation de notre démocratie et du droit de nous gouverner nous-mêmes », dénonçant une « intervention militaire non désirée, inutile et inconstitutionnelle ». Fin septembre, Donald Trump avait promis sur les réseaux sociaux de déployer « toutes les troupes nécessaires » pour protéger Portland, qu’il décrivait comme « ravagée par la guerre ».
Dans son ordonnance, la juge Immergut indique n’avoir trouvé « aucune preuve crédible » que les manifestations devant le bâtiment de l’ICE « étaient devenues incontrôlables » ou constituaient « un danger de rébellion ». Les violences observées sont, selon elle, « des cas isolés et sporadiques » et il n’existe aucune preuve qu’elles aient été commises par un groupe organisé visant à s’emparer d’un instrument du gouvernement par des moyens illégaux. La magistrate prévoit de rendre sa décision d’ici vendredi, laquelle devrait probablement faire l’objet d’un appel.
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