Émile : le grand-père dépose une soixantaine de plaintes après des menaces
Le grand‑père d’Émile, âgé de 78 ans, dépose une soixantaine de plaintes pour faire cesser les intimidations dont il est la cible depuis la disparition et la mort du petit garçon. Disparu le 8 juillet 2023 au Haut‑Vernet (Alpes‑de‑Haute‑Provence), Émile, âgé de deux ans et demi au moment des faits, a vu des ossements identifiés comme les siens retrouvés au printemps 2024. Entre menaces anonymes, messages injurieux et une tentative d’incendie visant la maison familiale, la situation a poussé la famille à saisir la justice à de nombreuses reprises.

Le jour de la disparition, le garçonnet séjournait chez ses grands‑parents et jouait à l’extérieur de la maison lorsque les secours ont été alertés de sa disparition. D’importants moyens de recherche ont été mobilisés et l’émotion locale — et nationale — a été forte. La découverte d’ossements au printemps suivant a confirmé le caractère tragique de l’affaire, sans pour autant lever l’ensemble des zones d’ombre autour des circonstances de la mort.
Rapidement, les soupçons se sont portés un temps sur le grand‑père, Philippe Vedovini, placé en garde à vue en mars 2025 et entendu pour « homicide volontaire » et « recel de cadavre ». Il est ressorti de cette garde à vue sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui, selon les informations publiées. Malgré cette absence de mise en examen, l’homme continue de faire l’objet d’attaques et d’accusations anonymes qui affectent son quotidien.
Mort d’Émile : son grand‑père n’a pas l’intention de se laisser marcher sur les pieds
Depuis la médiatisation de l’affaire, Philippe Vedovini subit des campagnes d’hostilité. Selon son avocate, Isabelle Colombani, il reçoit « des messages sur le répondeur, des lettres anonymes, des petits mots qui sont déposés, des dessins, des objets tels que des petits cercueils en bois ». Ces éléments de harcèlement ont été détaillés lors d’interviews relayées par BFM TV et la presse qui suit le dossier.
Face à ces comportements, le grand‑père a multiplié les démarches judiciaires. L’avocate précise qu’une soixantaine de plaintes ont été déposées : une quinzaine ciblent des menaces formulées sur les réseaux sociaux, et une cinquantaine portent sur des lettres anonymes et courriers offensants. Les plaintes visent à identifier les auteurs des messages ainsi qu’à faire constater le préjudice moral et la répétition des faits.
La violence des actes dirigés contre la résidence familiale a trouvé un écho particulier lorsque, récemment, une tentative d’incendie visant la maison des grands‑parents a été commise. Un homme a été interpellé et, le 7 juillet, condamné à deux ans de prison pour cette tentative d’incendie, selon les comptes rendus judiciaires cités par la presse.
Dans ses déclarations publiques, l’avocate d’Philippe Vedovini a dénoncé les « justiciers du dimanche, les justiciers du Net » et affirmé la volonté de ne plus laisser passer ces agissements. Les dépôts de plainte traduisent la stratégie judiciaire adoptée par la défense pour contrer les actions anonymes qui pèsent sur la vie privée et la sécurité du septuagénaire.




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