Affaire Jubillar : le croquis de Cédric Jubillar a permis de retrouver le corps de Delphine Jubillar

Cédric Jubillar a remis aux enquêteurs un croquis qui a conduit les gendarmes à un champ de la commune de Mailhoc où des ossements, désormais attribués à sa femme, Delphine Jubillar, ont été mis au jour sous un monticule de terreau ; ces découvertes, relayées par les médias le 22 juillet, ont précipité un réajustement du calendrier judiciaire et des examens scientifiques en cours.

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Affaire Jubillar : le croquis de Cédric Jubillar a permis de retrouver le corps de Delphine Jubillar
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Delphine (née Aussaguel le 15 novembre 1987 à Gaillac) avait disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Infirmière en clinique à Albi et mère de deux enfants, elle laissait derrière elle Elyah et Louis, âgés alors de 18 mois et 6 ans. Son époux, peintre-plaquiste, avait rapidement été placé sous les projecteurs de l’enquête et mis en examen en juin 2021 pour homicide volontaire avec circonstance aggravante, sans qu’un corps ait été retrouvé jusqu’aux récents développements.

Selon des éléments du dossier rendus publics, Cédric Jubillar, qui avait longtemps nié son implication, a transmis à ses avocats une lettre la première semaine de juillet reconnaissant sa responsabilité dans la disparition. Les propos consignés au procès-verbal, tels que rapportés par Le Parisien et Aujourd’hui en France, indiquent qu’il a dit à la conseillère de la cour d’appel de Toulouse, Valérie Noël : « Je reconnais les faits, je reconnais être l’auteur de la disparition de mon épouse », et qu’il a raconté l’avoir « attrapée par le cou et [l’avoir] serrée », en répétant « Tais-toi, tais-toi, je t’en supplie, tais-toi ».

Affaire Jubillar : ce croquis qui a permis d’accélérer l’enquête

Les services de police-justice, cités par BFM TV le 22 juillet via la journaliste Mélanie Vecchio, indiquent que Cédric Jubillar a accepté de dessiner un plan dans le bureau de la présidente de la cour d’assises afin de permettre aux enquêteurs « de retrouver le corps de Delphine ». Le croquis, décrit comme sommaire mais relativement précis, localisait l’emplacement et faisait apparaître sur la droite la position du corps et la présence d’une « montagne de terreau », mention reprise par les médias.

Sur la foi de ce dessin, des fouilles ont été menées dans un champ de Mailhoc où des restes humains ont été découverts sous un monticule de terreau. Les ossements ont été identifiés comme appartenant à Delphine selon les informations publiées, mais les analyses scientifiques destinées à confirmer l’identification et à apporter des éléments médico-légaux complémentaires étaient toujours en cours au moment de la diffusion des révélations.

Ces éléments ont eu des répercussions sur la procédure judiciaire : un procès en appel initialement programmé pour s’ouvrir le 21 septembre prochain a été renvoyé par la présidente de la cour d’assises de la Haute-Garonne le 21 juillet. La présidence a indiqué que l’audience « devrait pouvoir se tenir au cours du premier semestre 2027 ». Par ailleurs, un procès antérieur avait été annoncé à la cour d’assises du Tarn à partir du 22 septembre 2025, avec une durée estimée à quatre semaines.

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