« Elle me reproche d’avoir révélé la vérité » : Doums réagit à l’ouverture de son procès
Mamadou Coulibaly, connu sous le nom de scène Doums, comparaît ce lundi 29 juin 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris. Le rappeur est poursuivi pour des faits qualifiés de « violences habituelles sur conjoint ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à huit jours, en récidive légale », à la suite d’une plainte déposée par son ancienne compagne, l’actrice Adèle Exarchopoulos. Quelques heures après l’ouverture de l’audience, Doums a publié un message sur le réseau social X en réaction à la couverture médiatique de la procédure.

La présomption d’innocence s’applique au prévenu, comme le rappelle la procédure pénale. Les poursuites portent sur des faits que le parquet situe, selon l’acte d’accusation, entre 2017 et 2025. L’action publique a été engagée après une plainte déposée en janvier 2026, précisant un volet de faits répétitifs évoqués par la plaignante.
Sur X, l’artiste a réagi sans entrer dans le détail des accusations. « Elle me reproche surtout d’avoir révélé la vérité devant nos avocats respectifs, mais oklm, tôt ou tard le procès aura lieu et chacun pourra se faire sa propre idée de qui, quoi, comment », a-t-il écrit, citant ses propos publiés en début d’audience.
Procédure, antécédents et éléments rapportés par la presse
Les éléments de l’affaire ont été relatés par plusieurs médias. Le Parisien indique que l’actrice s’était déjà rendue au commissariat en 2019 pour dénoncer des violences sur la voie publique. Le quotidien évoque également l’existence, dans la durée, de signalements et de plaintes portant sur des faits présumés de violences, de harcèlement, d’appels malveillants et d’injures.
En 2024, une ordonnance de protection a été rendue en faveur d’Adèle Exarchopoulos. Cette mesure civile, distincte d’une condamnation pénale, peut être prononcée par le juge si les faits allégués paraissent vraisemblables et si le danger pour la personne est estimé réel, afin de prescrire des obligations et interdictions temporaires visant à protéger la victime.
L’audience de lundi intervient après d’autres procédures concernant le rappeur. En février 2026, Doums avait été condamné à huit mois d’emprisonnement avec sursis pour des violences commises sur une autre ancienne compagne, décision mentionnée dans le dossier de presse. Par ailleurs, en janvier 2026, il avait été placé en garde à vue à la suite d’un signalement fait par sa compagne de l’époque au commissariat de Vitry‑sur‑Seine, qui aurait évoqué des violences physiques au domicile familial en présence de leurs deux enfants et d’un membre de la famille.
Le tribunal correctionnel de Paris examine les chefs d’accusation retenus contre Doums au cours de cette audience, tandis que les parties sont appelées à développer leurs arguments et pièces au fil des débats.
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