Élections couplées au Bénin: un taux de participation plus élevé aux législatives
Au lendemain du double scrutin législatif et communal organisé dimanche 11 janvier 2026, la Plateforme électorale des Organisations de la société civile (PEOSC) a rendu des premières observations soulignant une différence notable dans les taux de participation entre les deux élections.

Au lendemain du double scrutin législatif et communal organisé dimanche 11 janvier 2026, la Plateforme électorale des Organisations de la société civile (PEOSC) a rendu des premières observations soulignant une différence notable dans les taux de participation entre les deux élections.
La mission de suivi électoral, qui a traité des données issues de 1 026 bureaux de vote pour les communales et de 1 004 pour les législatives, note que les électeurs ont manifesté une préférence globale pour les élections législatives.
Dans une déclaration rendue publique lundi 12 janvier, la présidente de la PEOSC, Fatoumatou Batoko Zossou, a expliqué que les chiffres provisoires dont dispose la plateforme montrent un écart clair de participation en faveur des élections législatives.
Cette différence se retrouve aussi dans la variabilité des taux de participation selon les départements du pays, reflétant des dynamiques locales distinctes.
La plateforme précise que son analyse reste préliminaire, car certains retards observés dans l’ouverture de bureaux de vote ont rendu plus complexe le traitement et le contrôle des données. Les travaux se poursuivent, et les résultats définitifs complets seront publiés ultérieurement par les canaux institutionnels appropriés.
Sur le plan partisan, cinq formations politiques étaient engagées dans l’élection législative : l’Union progressiste le Renouveau (UP-R), le Bloc républicain (BR), les Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE), Les Démocrates (LD) et Moele-Bénin. Pour les communales, seules trois de ces formations: la FCBE, l’UP-R et le BR étaient en lice pour le renouvellement des conseils communaux.
Cet écart de participation, déjà perceptible selon les observateurs, pourrait refléter l’intérêt plus marqué des électeurs pour les enjeux nationaux incarnés par l’Assemblée nationale, comparativement aux élections locales, où l’offre politique était plus réduite.


