CRIET: un père et son fils renvoyés devant la justice dans une affaire de cybercriminalité
La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) du Bénin a examiné, mardi 27 janvier 2026, un dossier inhabituel mêlant des accusations de cybercriminalité, d’escroquerie via Internet et de blanchiment de capitaux impliquant un père et son fils.
L’affaire a été inscrite au rôle de la deuxième section correctionnelle de la CRIET après que le parquet spécial a engagé des poursuites contre A. S., détenu à la maison d’arrêt de Cotonou, pour des faits qualifiés « d’escroquerie via Internet ».

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) du Bénin a examiné, mardi 27 janvier 2026, un dossier inhabituel mêlant des accusations de cybercriminalité, d’escroquerie via Internet et de blanchiment de capitaux impliquant un père et son fils.
L’affaire a été inscrite au rôle de la deuxième section correctionnelle de la CRIET après que le parquet spécial a engagé des poursuites contre A. S., détenu à la maison d’arrêt de Cotonou, pour des faits qualifiés « d’escroquerie via Internet ».
Lors d’une précédente comparution, le prévenu avait nié toute implication, affirmant que son téléphone portable aurait été utilisé à son insu et sans son consentement par son fils.
Selon la version du père, le jeune homme aurait quitté le domicile familial avec l’appareil entre février et mars 2025, avant de le lui restituer plus tard. A. S. soutient que son fils aurait ensuite commis des actes de fraude électronique à l’aide de ce téléphone, sans qu’il en ait connaissance.
La Cour a, dès lors, convoqué le fils âgé de 22 ans et détenu à la maison d’arrêt de Ouidah pour une affaire distincte de vol afin de l’entendre sur ces accusations. Mis en cause à la barre, le jeune homme a également plaidé non coupable, rejetant les allégations de cybercriminalité et affirmant que le téléphone en question lui avait été confié après qu’il l’aurait trouvé chez un ami, avant de le remettre à son oncle en raison de tensions familiales.
L’audience a donné lieu à des échanges tendus entre les deux protagonistes, avec des accusations croisées et des interprétations divergentes des événements.
La représentante du ministère public a présenté plusieurs éléments à charge, notamment la saisie de multiples cartes SIM nationales et internationales lors d’une perquisition au domicile du père, considérées comme des indices matériels soutenant les charges d’escroquerie et de blanchiment.
À l’issue des débats, la magistrate du parquet a requis une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme assortie d’une amende de deux millions de francs CFA à l’encontre du père, tout en demandant la requalification des faits en « escroquerie via Internet et blanchiment de capitaux ».
La défense a plaidé la relaxe au bénéfice du doute, contestant notamment la fiabilité des témoignages et la portée des éléments matériels saisis.
La décision de la Cour est attendue lors du délibéré fixé au mardi 3 mars 2026.
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