CRIET : nouveau renvoi dans l’affaire de la femme torturée à Ekpè
Prévue le vendredi 19 juin 2026 devant la CRIET, l’audience dans l’affaire de la femme torturée puis brûlée à Ekpè n’a pas pu se tenir. En cause, l’absence d’un des accusés et de plusieurs avocats de la défense. Le dossier est renvoyé au 17 juillet prochain.

L’affaire de la femme victime de torture et de brûlures à Ekpè, dans la commune de Sèmè-Podji, connaît un nouveau rebondissement judiciaire. Réunie le vendredi 19 juin 2026, la Chambre criminelle de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a décidé de renvoyer le dossier au 17 juillet 2026.
Selon Bip radio, ce report est dû à l’absence de l’un des accusés ainsi que de plusieurs avocats constitués pour assurer la défense des prévenus. Les débats sur le fond de l’affaire n’ont donc pas pu démarrer.
Il s’agit du troisième renvoi depuis l’ouverture du procès le 15 mai dernier. Une première audience avait conduit à un report au 5 juin, puis à un nouveau renvoi au 19 juin sans qu’aucune discussion de fond ne soit engagée.
L’affaire avait profondément choqué l’opinion publique béninoise après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant une femme de 38 ans ligotée, suspendue au-dessus d’un feu et soumise à de graves violences. Accusée de vol de téléphone portable par ses agresseurs présumés, elle aurait subi des actes de torture d’une rare brutalité.
Depuis son lit d’hôpital, la victime avait livré un témoignage bouleversant. Elle avait raconté avoir été attachée aux mains et aux pieds avant d’être suspendue au-dessus du feu. Les médecins ayant assuré sa prise en charge avaient relevé de nombreuses lésions physiques ainsi qu’un important traumatisme psychologique nécessitant un accompagnement spécialisé.
Dans ce dossier, six hommes sont poursuivis notamment pour viol, coups et blessures volontaires ainsi que pour enregistrement et diffusion d’images liées à la commission d’une infraction. Lors de leur comparution devant la CRIET, les six prévenus ont tous plaidé non coupable.
Sauf nouveau report, le dossier reviendra devant la juridiction spéciale le 17 juillet prochain, date à laquelle les débats pourraient enfin s’ouvrir sur le fond de cette affaire qui continue de susciter une vive émotion au sein de la population.




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