CRIET: cinq ans de prison ferme pour l’ex-greffier en chef du tribunal de Parakou et son assistant

La Chambre correctionnelle de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme a rendu, le lundi 1er juin 2026, son verdict dans l’affaire d’abus de fonction impliquant l’ancien greffier en chef du tribunal de première instance de Parakou, son assistant et trois autres personnes poursuivies dans le même dossier.

Edouard Djogbénou
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CRIET: cinq ans de prison ferme pour l’ex-greffier en chef du tribunal de Parakou et son assistant
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Selon les informations de Libre Express, la juridiction spéciale a déclaré l’ex-greffier en chef coupable d’abus de fonction et son assistant coupable de complicité. Les deux hommes ont été condamnés à une peine de soixante mois, soit cinq années d’emprisonnement ferme, assortie d’une amende de deux millions de francs CFA chacun.

En revanche, les trois autres prévenus, dont la comptable du tribunal, ont été relaxés au bénéfice du doute. Les condamnés disposent d’un délai légal de quinze jours pour interjeter appel.

Une décision plus sévère que les réquisitions du parquet

Lors de l’audience du 16 mars 2026, le ministère public avait requis une peine de soixante mois de prison dont huit mois ferme, assortie d’une amende de 500 000 francs CFA à l’encontre des deux principaux mis en cause. La Cour a finalement retenu une peine entièrement ferme et une sanction financière nettement plus lourde.

Selon les éléments versés au dossier, la procédure fait suite à plusieurs dénonciations d’usagers du tribunal de Parakou. Le parquet a soutenu que l’assistant remettait régulièrement à son supérieur des fonds issus de pratiques jugées incompatibles avec leurs fonctions. Il a également indiqué que l’ancien greffier en chef avait reconnu certains faits au cours de l’enquête préliminaire.

La comptable du tribunal, soupçonnée d’implication dans certaines opérations financières, a été relaxée après que les débats ont établi le reversement des sommes concernées au Trésor public.

Placés en détention préventive depuis août 2025, l’ex-greffier en chef et son assistant ont toujours contesté les faits. Leurs avocats avaient sollicité leur relaxe, invoquant notamment le bénéfice du doute. Mais il n’aura finalement pas gain de cause.

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