Coopération militaire Bénin – USA : Gal Fructueux Gbaguidi en offensive au Pentagone

Le chef d’état-major général des Forces armées béninoises, le général de corps d’armée Fructueux Gbaguidi, a été reçu mardi 25 août 2026 au Pentagone par le général Christopher J. Mahoney, vice-président du Comité des chefs d’état-major interarmées des États-Unis. Les échanges ont porté sur les menaces sécuritaires en Afrique de l’Ouest, l’assistance américaine au Bénin et le renforcement de la coopération entre les deux armées.

Emile NOUKPO
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Sécurité
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Coopération militaire Bénin – USA : Gal Fructueux Gbaguidi en offensive au Pentagone
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Le Bénin et les États-Unis veulent approfondir leur partenariat militaire dans un contexte régional marqué par la progression des groupes armés et des réseaux criminels transnationaux. À Washington, le chef d’état-major général des Forces armées béninoises, Fructueux Gbaguidi, s’est entretenu avec le général Christopher J. Mahoney, numéro deux du Comité des chefs d’état-major interarmées américain.

La rencontre s’est tenue mardi 25 août au Pentagone. Dans son compte rendu officiel publié le lendemain, l’état-major américain indique que les deux responsables ont réaffirmé le caractère « fort et durable » du partenariat sécuritaire entre Washington et Cotonou.

Christopher Mahoney a notamment mis en avant les initiatives conjointes et l’assistance sécuritaire mises en œuvre avec l’appui du Commandement des États-Unis pour l’Afrique, l’AFRICOM. Les deux responsables militaires ont également abordé les menaces régionales et la nécessité de renforcer la coordination avec les autres partenaires d’Afrique de l’Ouest.

Pour Washington, la stabilité du Bénin constitue un élément important de l’équilibre sécuritaire régional. La rencontre s’est achevée sur un engagement à renforcer la coopération militaire bilatérale et à travailler avec les États voisins pour perturber les réseaux transnationaux et soutenir la stabilité à long terme.

Des formations conjointes déjà engagées au Bénin

La rencontre au Pentagone prolonge plusieurs activités organisées sur le terrain au cours des derniers mois. Fin juillet, des militaires béninois et américains ont achevé un exercice de cinq jours consacré à la détection et à la neutralisation des engins explosifs improvisés.

Cette formation a été organisée avec l’appui de la Garde nationale du Dakota du Nord et du Groupe militaire des États-Unis au Bénin. Elle visait notamment à renforcer les capacités techniques des Forces armées béninoises et leur interopérabilité avec leurs partenaires américains.

Quelques jours auparavant, des instructeurs américains relevant de l’AFRICOM avaient également formé du personnel de la Marine béninoise à la prise en charge tactique des blessés au combat. Les sessions organisées à la base navale de Cotonou portaient notamment sur le contrôle des hémorragies, la stabilisation des blessés et les gestes d’urgence en environnement opérationnel.

La coopération entre les deux armées s’appuie aussi sur le State Partnership Program qui associe depuis 2014 les Forces armées béninoises à la Garde nationale du Dakota du Nord. Ce mécanisme permet l’organisation régulière de formations, d’exercices et d’échanges d’expérience dans plusieurs domaines militaires.

Ce partenariat avait déjà été évoqué en juin 2024 lors d’une rencontre entre Fructueux Gbaguidi et l’ancien chef d’état-major interarmées américain Charles Q. Brown Jr. Les discussions avaient alors porté sur l’environnement sécuritaire en Afrique de l’Ouest et sur les moyens de lutter conjointement contre l’extrémisme violent.

Une coopération renforcée face à la pression sécuritaire au nord

Le rapprochement militaire intervient alors que le Bénin renforce son dispositif de sécurité dans ses départements septentrionaux. Les Forces armées y sont engagées dans l’opération Mirador, destinée à contenir les incursions de groupes armés opérant depuis le Sahel.

Le président Romuald Wadagni s’est d’ailleurs rendu mardi 25 août au camp militaire de Parakou pour échanger avec les troupes engagées dans cette opération. Les discussions ont notamment porté sur leurs conditions de travail, leurs équipements et les besoins liés aux missions conduites dans le nord du pays.

La menace des engins explosifs improvisés figure parmi les préoccupations des forces déployées. En juillet, les Douanes béninoises avaient intercepté près de 500 kilogrammes d’explosifs sur l’axe Sonahoulou-Djougou, une cargaison qui devait rejoindre Malanville selon les premiers éléments rapportés sur l’affaire.

Cotonou cherche parallèlement à renforcer la coopération avec ses voisins. En juillet, des unités béninoises et burkinabè avaient notamment engagé des patrouilles communes dans la zone de Koualou, à la frontière entre les deux pays, avec pour objectif de mieux surveiller les axes de circulation utilisés par les groupes armés.

Le Nigeria travaille également à la mise en place d’un dispositif de coopération avec le Bénin et le Niger autour de leur espace frontalier commun. L’objectif annoncé est de mieux coordonner les opérations contre les groupes djihadistes et les réseaux criminels capables de circuler d’un pays à l’autre.

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