Nigeria : près de 700 captifs selon des habitants, la colère monte près du Bénin
Un mois après les attaques du 21 août dans le Borgu, au Nigeria, plusieurs centaines de personnes seraient toujours en captivité. Des habitants parlent de 600 à près de 700 captifs, surtout des femmes, des enfants et des personnes âgées, un chiffre que les autorités n’ont pas confirmé.

Lundi 21 septembre, des résidents de Dekara et de localités voisines ont convergé vers le siège de l’administration locale à New Bussa pour réclamer leur libération. Des groupes de jeunes ont aussi bloqué l’axe Mokwa-New Bussa, perturbant la circulation, tandis que des commerces sont restés fermés malgré le jour de marché.
Les enlèvements remontent au 21 août. La police de l’État de Niger avait alors indiqué que des hommes armés avaient attaqué Gidan-Zana et Kpenya avant d’enlever un nombre indéterminé de fidèles pendant la prière du vendredi dans une mosquée de la zone de Dekara. Une opération conjointe de sécurité avait été lancée.
Bola Tinubu avait ensuite ordonné une opération de sauvetage. Un mois plus tard, le commissaire à l’Information de l’État de Niger, Obed Nuhu, affirme que les forces de sécurité ont été mobilisées, sans avancée décisive rendue publique sur ce groupe de captifs.
Le nombre exact reste disputé. Les autorités n’ont jamais publié de bilan consolidé, alors que des responsables communautaires évaluent désormais à près de 700 le nombre de personnes détenues. Fin août, le gouvernement de l’État reconnaissait déjà ne pas être en mesure d’établir précisément combien d’habitants avaient été emmenés.
La crise pèse aussi sur la vie quotidienne dans le Borgu. Des habitants disent limiter leurs déplacements vers les marchés et les centres de santé à cause de l’insécurité. Le district se trouve à environ 300 km de Minna et longe la frontière occidentale du Nigeria avec le Bénin.




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