Congo-Brazzaville : Destin Gavet rejette les résultats provisoires donnant Denis Sassou-Nguesso à 94,82 %

Le 24 mars 2026, une semaine après la communication par les autorités des résultats provisoires de la présidentielle, Destin Gavet a publiquement rejeté les chiffres retenus qui attribuent au président sortant Denis Sassou-Nguesso près de 94,82 % des suffrages.

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Congo-Brazzaville : Destin Gavet rejette les résultats provisoires donnant Denis Sassou-Nguesso à 94,82 %
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Le candidat a affirmé que le déroulement du vote, organisé le 15 mars 2026, avait été miné par des irrégularités massives. Il a notamment évoqué des cas de bourrage d’urnes, des pressions exercées sur des électeurs, des procurations attribuées à des personnes non autorisées et des coupures d’internet qui, selon lui, ont entravé le déploiement des équipes de contrôle.

Les chiffres officiels publiés par le ministère de l’Intérieur donnent à Destin Gavet seulement 0,86 % des voix. Face à cet écart, il a déclaré qu’il ne reconnaissait pas « tout ce qu’il s’est passé » le jour du scrutin et qu’il refusait d’accepter des résultats qu’il juge fabriqués.

Le jeune candidat a par ailleurs dénoncé une prise en main de la commission électorale, estimant que son indépendance avait été compromise et que, de ce fait, les résultats annoncés ne reflétaient pas la réalité du vote.

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Réactions et suites possibles

Du côté des autorités, une source gouvernementale, choisissant de rester anonyme, a invité Destin Gavet à respecter la volonté des électeurs et l’a encouragé à porter ses griefs devant la Cour constitutionnelle en fournissant des preuves tangibles. Cette démarche est présentée par le pouvoir comme la voie légale pour contester les résultats.

Mais le candidat a rejeté l’idée de saisir la juridiction constitutionnelle sans d’abord établir, selon lui, la fausseté des données officielles : il a jugé illusoire de se présenter devant la Cour avec des procès-verbaux et des résultats qu’il considère erronés.

Parallèlement, d’autres prétendants à la présidence ont aussi exprimé leur mécontentement. Vivien Romain Manangou a dénoncé la disparition, selon lui, de procès-verbaux de transcription des résultats, une accusation qui vise l’administration en charge du traitement des votes.

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Des organisations de la société civile, regroupées au sein du consortium pour la gouvernance démocratique et l’État de droit (CAPGED), ont signalé des anomalies durant le scrutin : multiplications de votes pour un même électeur, non-respect des horaires d’ouverture des bureaux et présence limitée d’observateurs indépendants, autant d’éléments qui, selon elles, alimentent les contestations en cours.

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