Chine : l’armée accélère ses recherches sur les robots humanoïdes de combat
La Chine accélère ses recherches sur l’utilisation militaire des robots humanoïdes et prépare leur intégration éventuelle aux opérations de combat. Des institutions liées à la défense testent ces machines face à des besoins de terrain, sans qu’aucun déploiement opérationnel de robots humanoïdes armés ne soit établi à ce stade.

Une enquête de Reuters publiée lundi 7 septembre 2026, fondée sur plus de 100 avis d’achat militaires, études universitaires, brevets, publications officielles, documents gouvernementaux et matériaux d’entreprises de défense, montre que les travaux se sont intensifiés en 2025 et 2026. Ils portent notamment sur la perception, la manipulation, les données d’entraînement et la capacité des robots à évoluer aux côtés de soldats.
Cette accélération intervient après les Jeux mondiaux des robots humanoïdes organisés à Pékin du 22 au 26 août. Plus de 2 000 robots venus de 16 pays y ont participé à des épreuves sportives et à des scénarios pratiques. Deux jours après la compétition, le quotidien officiel de l’Armée populaire de libération a appelé à accélérer le transfert de technologies de pointe des laboratoires vers les terrains d’entraînement militaires pour de futurs « combattants » robotiques.
Les scénarios étudiés vont de la reconnaissance et de la logistique aux missions dangereuses et aux opérations urbaines. Un projet de l’Université nationale des technologies de défense modélise notamment une unité d’assaut en milieu urbain associant humains et robots, avec un horizon de développement évoqué de cinq à dix ans dans les travaux examinés.
Le groupe de défense Norinco développe de son côté Fuxi, un humanoïde de taille humaine présenté par l’entreprise comme pouvant remplir des missions de garde, de patrouille, de reconnaissance et d’intervention en environnement dangereux. Ces capacités restent des objectifs industriels et militaires, et non la preuve d’un emploi autonome sur un champ de bataille.
Les limites techniques restent importantes, en particulier l’autonomie énergétique, la fiabilité des systèmes et leur comportement dans des environnements imprévisibles. Le développement de machines capables d’employer la force soulève aussi des questions sur le contrôle humain et l’application du droit international humanitaire.
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