Chantal Lauby a quitté en courant son appartement de l’Île Saint‑Louis lors de l’incendie de Notre‑Dame de Paris

Chantal Lauby, icône de l’humour et ancienne membre du collectif Les Nuls, fête ses 78 ans ce 23 mars 2026. Installée sur l’Île Saint‑Louis dans un appartement situé dans un ancien cloître du XIIe siècle, l’actrice partage depuis des années sa vie entre Paris et la Haute‑Loire, région où elle a grandi et qui a profondément marqué son parcours personnel. L’incendie de Notre‑Dame, le 15 avril 2019, reste l’un des épisodes les plus douloureux de sa vie quotidienne, tant le monument faisait partie de son paysage intime.

Le
Cinéma
264vues
Chantal Lauby a quitté en courant son appartement de l’Île Saint‑Louis lors de l’incendie de Notre‑Dame de Paris
Publicité
3 min de lecture
Google News

Connue pour son sens de la dérision et son travail au cinéma et à la télévision, Chantal Lauby a toujours articulé une carrière publique avec des choix de vie très ancrés dans les lieux qui comptent pour elle. Dans la capitale, son appartement sur l’Île Saint‑Louis, visible depuis la cathédrale avant le sinistre, lui offrait un point d’observation sur la ville et son histoire. À l’inverse, sa maison à la campagne, dans la région d’Auzon en Haute‑Loire, lui permet de retrouver un quotidien plus calme et des repères d’enfance.

Son attachement à la Haute‑Loire est ancien et souvent évoqué avec pudeur. “La Haute‑Loire, c’est le passé. C’est douloureux”, a‑t‑elle déclaré en référence à une enfance marquée par l’absence d’un père militaire. C’est aussi là, dans une campagne propice aux rêveries et aux longues heures d’ennui, que la future comédienne a puisé les premières ressources de sa créativité : “Ma créativité est née de ces moments d’ennui”, se souvient‑elle, évoquant ses improvisations théâtrales dans la basse‑cour familiale.

Le 15 avril 2019, un chaos visible depuis son quartier

Le 15 avril 2019, alors qu’elle arrosait ses plantes chez elle, Chantal Lauby a entendu le cri d’un passant : “Notre‑Dame est en feu !”. Intriguée, elle est sortie et a vu la fumée. “Je vois cette fumée jaune… Je n’avais rien senti”, a‑t‑elle raconté. La sidération a laissé place à l’urgence : elle est remontée chez elle, a pris son chien et a quitté les lieux en direction du domicile de sa fille, en larmes dans la rue.

Publicité

La scène décrite par l’actrice reflète l’émotion collective de cette soirée : des cris, des larmes, des dizaines de milliers de Parisiens rassemblés ou ébranlés par la sight of flames et de la fumée. “Je suis partie en courant pour aller chez ma fille. Je pleurais dans la rue, tout le monde criait”, a‑t‑elle relaté, soulignant l’atmosphère de panique partagée par de nombreux riverains et visiteurs.

Pour Chantal Lauby, Notre‑Dame n’était pas seulement un monument national mais un repère quotidien visible depuis son quartier. “J’aime ma Dame. Ça m’a rendue triste, brisée”, a‑t‑elle confié, exprimant un attachement intime au bâtiment et à son histoire. Cet attachement a révélé une facette plus vulnérable de l’actrice, souvent perçue par le public à travers le prisme de la comédie.

Depuis l’incendie, les travaux de reconstruction de Notre‑Dame de Paris ont été engagés. Chantal Lauby, elle, a poursuivi sa vie partagée entre l’effervescence parisienne et le calme de la campagne auvergnate, continuant à alterner séjours dans la capitale et moments de ressourcement en Haute‑Loire.

Publicité

Articles liés

Merci pour votre lecture — publicité