Cameroun : un plan de 29,07 milliards FCFA (2026-2030) pour numériser le système de santé
Le gouvernement camerounais a lancé, le 4 mars à Yaoundé, un Plan stratégique national de santé numérique (PSNSN) pour la période 2026-2030 doté de 29,07 milliards de FCFA, visant à structurer un écosystème numérique interopérable afin d’améliorer la gestion des données médicales, la coordination des soins et la capacité de réponse aux urgences sanitaires.

Le gouvernement camerounais a lancé, le 4 mars à Yaoundé, un Plan stratégique national de santé numérique (PSNSN) pour la période 2026-2030 doté de 29,07 milliards de FCFA, visant à structurer un écosystème numérique interopérable afin d’améliorer la gestion des données médicales, la coordination des soins et la capacité de réponse aux urgences sanitaires.
Présenté par les services du ministère de la Santé publique, ce programme quinquennal cherche à généraliser l’usage d’outils numériques au sein des structures de santé pour renforcer l’accès aux soins et la traçabilité des prestations. Les autorités indiquent que l’initiative répond à la nécessité de consolider des systèmes d’information sécurisés et exploitables par l’ensemble des acteurs du secteur.
Le plan s’appuie sur huit axes prioritaires couvrant notamment la gouvernance, l’adaptation du cadre juridique, la formation des ressources humaines, le développement d’infrastructures numériques, l’interopérabilité des systèmes d’information et le soutien à l’innovation en technologies de santé.
Selon le ministère, la mise en œuvre reposera sur une gouvernance multisectorielle impliquant plusieurs administrations en charge du numérique, les partenaires techniques et financiers, le secteur privé, la société civile et des institutions académiques. Les autorités précisent que ce dispositif vise à articuler les actions entre ces acteurs pour déployer des solutions adaptées aux réalités locales.
Mise en œuvre, bilans et enjeux identifiés
Le PSNSN 2026-2030 intervient après l’évaluation du précédent plan couvrant 2020-2024. Cette évaluation, conduite en 2025, a estimé le niveau de maturité du système de santé numérique à 1,8 sur 5, soulignant le caractère encore embryonnaire de la numérisation du secteur malgré des progrès ponctuels.
Parmi les avancées relevées durant la phase antérieure, le ministère cite la mise en place d’une architecture nationale de santé numérique, le déploiement d’outils du système national d’information sanitaire et la formation de personnels de santé aux solutions numériques. Ces réalisations sont présentées comme des fondations sur lesquelles s’appuiera le nouveau plan.
Les responsables reconnaissent toutefois que des verrous subsistent, notamment au plan institutionnel, juridique et financier. Ils indiquent que le renforcement de ces cadres est jugé nécessaire pour permettre un déploiement à grande échelle des technologies dans les hôpitaux et les centres de santé, et pour assurer la sécurisation et l’interopérabilité des données médicales.
Le ministère met également en avant l’enjeu de la surveillance sanitaire, rappelant que les crises épidémiques récentes ont mis en lumière la nécessité d’outils numériques capables de raccourcir les délais de prise en charge, d’améliorer la transparence dans la gestion hospitalière et d’accroître les capacités de suivi épidémiologique.
Le financement annoncé, réparti sur cinq ans, doit couvrir des investissements dans les infrastructures, la formation et le développement de solutions interopérables, avec l’objectif explicite d’installer un écosystème intégré et sécurisé au Cameroun. L’évaluation de 2025 a fixé le niveau de maturité du système de santé numérique à 1,8 sur 5, ce constat ayant servi de point d’appui à l’élaboration du nouveau plan.
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