Cameroun: l’opposition réclame le constat de la vacance du pouvoir face à l’absence prolongée de Paul Biya
Au Cameroun, la gestion au sommet de l’État suscite de plus en plus de tensions au sein de la classe politique.

Face à l’absence prolongée du président Paul Biya, éloigné de la scène publique et du territoire national depuis plusieurs semaines (plus de 40 jours), des voix de l’opposition et de la société civile s’élèvent pour réclamer l’application des dispositions constitutionnelles relatives à la vacance du pouvoir.
Âgé de 91 ans et au pouvoir depuis 1982, le chef de l’État camerounais n’a effectué aucune apparition publique récente, ce qui alimente les spéculations quant à son état de santé et sa capacité à diriger le pays.
L’opposition dénonce une paralysie progressive des institutions et l’absence de communication officielle claire sur l’agenda et la localisation du président.
Les exigences des leaders de l’opposition
Face à ce vide perçu à la tête de l’État, plusieurs figures de l’opposition appellent le Conseil constitutionnel à se saisir de la situation afin de constater officiellement l’empêchement ou la vacance de la présidence de la République.
Selon les textes en vigueur au Cameroun, une telle constatation ouvrirait la voie à une transition intérimaire devant déboucher sur l’organisation d’une nouvelle élection présidentielle.
De son côté, le gouvernement maintient que les affaires de l’État suivent leur cours normal et appelle au calme, réfutant les rumeurs sur une éventuelle incapacité du chef de l’État.
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