Burkina : suspension immédiate des importations de riz pour soutenir la production nationale

Le gouvernement burkinabè a annoncé la suspension immédiate et jusqu’à nouvel ordre des importations de riz sur l’ensemble du territoire national, selon un communiqué interministériel signé à Ouagadougou le 29 avril 2026; la mesure met fin à la délivrance des Autorisations spéciales d’importation (ASI) et prévoit un délai transitoire de deux mois pour les importateurs déjà titulaires d’autorisations en cours.

Ousmane Traoré SambaVoir tous ses articles
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Economie
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Burkina : suspension immédiate des importations de riz pour soutenir la production nationale
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Le texte officiel précise que la décision s’applique à tous les opérateurs économiques concernés par le commerce rizicole, sans distinction de taille ou de statut, et cible l’ensemble des points d’entrée du pays. Les autorités indiquent vouloir favoriser l’écoulement de la production nationale, en rendant temporairement inopérantes les procédures d’importation qui avaient cours jusqu’à présent.

Les services techniques de l’État, les structures de contrôle aux frontières et les forces de sécurité ont été mobilisés pour surveiller l’application de la mesure. Le communiqué rappelle que tout manquement aux nouvelles dispositions exposera les contrevenants à des sanctions prévues par la réglementation en vigueur et invite les citoyens à signaler les infractions constatées.

Modalités pratiques et dispositif de contrôle

Concrètement, la suspension concerne la délivrance de nouvelles Autorisations spéciales d’importation de riz ; les ASI déjà valides restent utilisables pendant une période de deux mois à compter de la publication du communiqué. Au terme de ce délai, les autorités précisent qu’aucune dérogation ne sera accordée, sauf décision ultérieure explicitement prise par l’État.

Les opérateurs économiques affectés sont appelés à arrêter les démarches d’importation et à se conformer aux contrôles qui seront renforcés aux postes frontaliers et dans les infrastructures portuaires et routières. Les agents en charge de la mise en œuvre du dispositif disposent d’instructions pour contrôler les cargaisons et vérifier la conformité des documents douaniers liés aux envois de riz.

Le gouvernement a par ailleurs exhorté les services de renseignement et les unités de sécurité à instruire des procédures de vérification ciblées afin d’identifier toute tentative de contournement des règles. Les sanctions évoquées dans le communiqué renvoient aux textes réglementaires existants concernant les infractions douanières et commerciales.

La décision s’inscrit, selon le communiqué, dans une logique de soutien à la filière rizicole nationale et de réduction de la dépendance aux approvisionnements extérieurs; elle intervient dans un contexte régional où la question de la souveraineté alimentaire et de la sécurisation des chaînes d’approvisionnement agricole reste au cœur des préoccupations. Le communiqué interministériel est signé le 29 avril 2026 à Ouagadougou.

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