Burkina : plus de 612 milliards de francs CFA versés en 2024 par le secteur extractif

Le Comité de pilotage de l’ITIE Burkina a dévoilé, le lundi 23 mars 2026 à Ziniaré, le rapport national 2024 qui souligne le poids économique du secteur extractif : 612 milliards de francs CFA versés au budget de l’État et une contribution dépassant les 15 % du produit intérieur brut. La présentation visait à porter ces chiffres et leurs implications devant les populations locales, conformément aux engagements de transparence de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE).

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Burkina : plus de 612 milliards de francs CFA versés en 2024 par le secteur extractif
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Le document remis aux autorités locales précise que le montant agrégé inclut non seulement les paiements directs des sociétés minières, mais aussi ceux effectués par leurs sous-traitants. Ces recettes proviennent majoritairement des impôts, des taxes et des redevances perçus par les administrations fiscales, en particulier la direction générale des impôts et la direction générale des douanes.

La session de restitution organisée à Ziniaré a rassemblé des représentants de l’administration locale, des opérateurs du secteur et des acteurs de la société civile. Les échanges ont porté sur la diffusion des données contenues dans le rapport et sur la manière d’améliorer l’appropriation locale des informations relatives à la gouvernance du secteur extractif.

Objectifs de la restitution et réactions des intervenants

Le président de la délégation spéciale de Ziniaré, Tingani Florent Daboné, a expliqué que la démarche répond aux normes de l’ITIE et vise principalement à rendre accessible aux populations l’essentiel du rapport 2024. Il a indiqué que l’opération cherche aussi à outiller les communautés pour qu’elles comprennent mieux les mécanismes financiers et puissent participer plus efficacement au suivi de la gestion des ressources naturelles.

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Priscille Zongo, secrétaire exécutive de la Chambre des mines, a décrit l’atelier comme un exercice dépassant la simple reddition de comptes. Selon elle, il s’agit d’un moment d’échange permettant d’approfondir la compréhension collective des règles et des flux financiers qui régissent le secteur minier et d’encourager un dialogue entre les différents acteurs nationaux.

La représentante de la Chambre des mines a rappelé le rôle central de l’ITIE comme outil de gouvernance : en rendant publiques les informations sur les paiements des entreprises extractives et les recettes de l’État, l’initiative vise à assurer que les revenus tirés des ressources naturelles soient gérés de manière transparente au bénéfice de la population.

La diffusion du rapport s’inscrit dans une campagne nationale de vulgarisation qui doit couvrir plusieurs localités au cours de la semaine suivante, avec pour objectif d’expliquer le contenu du rapport et de recueillir les doléances des communautés concernées.

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Interrogée sur l’évolution des recettes par rapport à 2023, la secrétaire exécutive de la Chambre des mines a attribué la hausse observée en 2024 à la flambée du prix de l’or en 2024.

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