Burkina Faso : l’UICN veut aligner ses interventions sur les priorités du pays

Le jeudi 19 mars, le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Karamoko Jean Marie Traoré, accompagné du ministre délégué Bêbgnasgnan Stella Eldine Kabré, a reçu le directeur régional pour l’Afrique centrale et occidentale de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le professeur Aimé Joseph Nianogo, pour réaffirmer la volonté d’un partenariat renforcé autour de la protection de l’environnement, de la conservation de la biodiversité et de la résilience climatique, avec un accent mis sur le bien-être des communautés bénéficiaires.

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Burkina Faso : l’UICN veut aligner ses interventions sur les priorités du pays
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Cette audience de courtoisie visait à formaliser l’engagement de l’UICN à accompagner les actions gouvernementales de développement. Selon les échanges, l’organisation entend aligner ses interventions sur les nouvelles orientations définies par les autorités burkinabè, afin d’assurer une cohérence entre les priorités nationales et les projets en matière d’environnement et d’adaptation aux changements climatiques.

Le directeur régional de l’UICN a expliqué avoir pris connaissance des orientations gouvernementales pour mieux adapter les programmes au contexte local. Il a insisté sur la nécessité de travailler au plus près des communautés et de coordonner les actions avec les structures gouvernementales et les services techniques afin d’identifier les priorités et d’assurer un appui pertinent à la mise en œuvre des politiques publiques.

Modalités de coopération et interventions sur le terrain

Du côté ministériel, Karamoko Jean Marie Traoré a salué la portée des actions menées par l’UICN au Burkina Faso et la proximité de l’organisation avec les acteurs locaux et étatiques. Le ministre a rappelé l’existence d’un important potentiel dans le secteur de l’environnement, qu’il souhaite voir valorisé à travers l’ensemble des maillons de la chaîne de valeur, en insistant sur le renforcement des capacités endogènes comme levier de durabilité.

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Les responsables ont évoqué des axes concrets d’intervention : appui aux services techniques, renforcement des capacités locales, et orientation des projets vers la résilience climatique et la préservation des écosystèmes. L’UICN, présente au Burkina Faso depuis une trentaine d’années, intervient aux côtés du gouvernement sur des thématiques variées allant de la conservation de la biodiversité à la promotion d’un développement durable et équitable.

Sur le terrain, les programmes soutenus par l’UICN incluent des initiatives socioéconomiques en faveur des populations rurales. Parmi les actions citées figurent le financement de maraîchage et l’organisation de foires pour faciliter l’écoulement des productions des bénéficiaires. Ces activités visent à renforcer les moyens d’existence des ménages et à favoriser l’inclusion économique : environ 80 % des bénéficiaires de ces initiatives sont des femmes.

Au terme de l’audience, les échanges ont porté sur les modalités d’alignement des projets de l’UICN avec le plan national de développement afin d’assurer que les interventions répondent aux priorités identifiées par l’État et aux besoins des communautés, tout en s’appuyant sur les compétences nationales et les services techniques compétents.

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