Burkina Faso : le régime militaire annonce de nouvelles mesures contre la corruption

Au Burkina Faso, près d’une dizaine de magistrats et d’avocats comparaissent ce lundi 2 février devant la justice. Ils sont poursuivis pour des faits qualifiés de corruption d’agent public, de divulgation de l’identité d’un témoin et de trafic d’influence.

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Burkina Faso : le régime militaire annonce de nouvelles mesures contre la corruption
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Au Burkina Faso, près d’une dizaine de magistrats et d’avocats comparaissent ce lundi 2 février devant la justice. Ils sont poursuivis pour des faits qualifiés de corruption d’agent public, de divulgation de l’identité d’un témoin et de trafic d’influence.

Confronté à la persistance de cas de corruption au sein de l’administration publique, le régime militaire a annoncé des mesures. « Malgré les mesures déjà prises, la corruption continue de sévir au Burkina Faso », constate le commandant Farouk Azaria Sorgho. Mais le gouvernement « durcit le ton » cette année avec « des sanctions immédiates contre tout agent indélicat » pris en flagrant délit de corruption.

À l’occasion de sa présentation sur la situation générale du pays, tenue le vendredi 30 janvier, le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo, a été interpellé par un parlementaire au sujet de retards et d’absences de paiement des primes accordées à certains Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), engagés aux côtés des forces armées nationales. Une préoccupation largement relayée ces derniers mois sur les plateformes numériques.

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Face à ces accusations, le chef du gouvernement a tenu à rassurer. Selon lui, le détournement de fonds destinés aux VDP est impensable et, si un tel acte venait à être établi, il ferait l’objet de sanctions exemplaires. Il a par ailleurs précisé que les cas de non-versement évoqués sont liés à des mesures disciplinaires administratives prises à l’encontre de certains bénéficiaires.

Dans le même élan de lutte contre les mauvaises pratiques, les autorités ont annoncé une réforme du système de paiement des amendes liées aux infractions routières. Désormais, ces contraventions seront réglées par voie électronique, a indiqué le commandant Sorgho. Cette annonce intervient alors que la télévision nationale a récemment diffusé des images filmées en caméra cachée exposant des faits présumés de corruption impliquant notamment des agents de police, un chirurgien et un agent public.

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