Burkina Faso déploie deux mini centres de données pour renforcer sa souveraineté des données

Burkina Faso a inauguré deux mini‑centres de données offrant une capacité de stockage combinée de 3 000 To et la prise en charge de plus de 7 000 machines virtuelles, une initiative présentée par les autorités comme un renforcement de la souveraineté numérique et de l’infrastructure digitale nationale.

Ousmane Traoré SambaVoir tous ses articles
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Burkina Faso déploie deux mini centres de données pour renforcer sa souveraineté des données
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Burkina Faso a inauguré deux mini‑centres de données offrant une capacité de stockage combinée de 3 000 To et la prise en charge de plus de 7 000 machines virtuelles, une initiative présentée par les autorités comme un renforcement de la souveraineté numérique et de l’infrastructure digitale nationale.

La mise en service officielle a été présidée par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, selon le ministère de la Transition numérique, des Postes et des Communications électroniques. Les nouvelles installations multiplient par dix la capacité des systèmes existants, d’après les chiffres communiqués par le ministère, et visent à héberger les services numériques des administrations publiques.

Les mini‑centres peuvent supporter plus de 7 000 machines virtuelles, ce qui permet, toujours selon le ministère, à chaque ministère d’exploiter entre 100 et 300 serveurs virtuels destinés au déploiement et à la gestion de plateformes numériques. L’investissement total est évalué à 16 milliards de francs CFA (environ 30 millions de dollars), et le ministère anticipe des économies proches de 30 milliards de francs CFA sur cinq ans en limitant le recours à l’hébergement à l’étranger.

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Capacités techniques, maîtrise locale et portée opérationnelle

Les capacités annoncées — 3 000 To de stockage et l’hébergement de milliers de machines virtuelles — traduisent un renforcement des capacités techniques de l’État pour internaliser l’hébergement d’applications et de données administratives. En pratique, la virtualisation permet de fractionner les ressources physiques en environnements isolés, facilitant ainsi le déploiement d’applications sectorielles et la mutualisation des infrastructures entre ministères.

Le choix d’une exploitation assurée par des équipes techniques nationales a été souligné par le ministère comme un levier pour développer les compétences locales et assurer la maintenance, l’exploitation et la sécurité des plateformes. Selon les autorités, la gestion par des techniciens nationaux doit permettre une appropriation progressive des processus opérationnels et une réduction des dépendances externes.

Sur le plan économique, les estimations budgétaires présentées positionnent le projet comme générateur d’économies en remplaçant des contrats d’hébergement étrangers. Les montants cités (16 milliards FCFA d’investissement initial et près de 30 milliards FCFA d’économies prévues sur cinq ans) émanent des services ministériels et constituent des projections destinées à mesurer l’impact financier attendu.

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Les deux mini‑centres constituent l’un des 12 projets phares de transformation numérique en cours dans le pays et sont caractérisés par le ministère comme une solution intermédiaire en attendant la construction d’un grand centre national de données visant à rapatrier l’ensemble des données de l’administration publique et du secteur privé actuellement hébergées à l’étranger

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