Boom des batteries au Brésil

Quatre dossiers énergétiques récents attirent l’attention : un premier appel d’offres brésilien pour des batteries au réseau prévu en avril visant 2 GW de capacité de stockage, l’accord dit « Hamburg Declaration » pour développer 100 GW d’éolien offshore en mer du Nord, la plainte déposée par la Californie contre l’administration fédérale après la réouverture du oléoduc Las Flores, et la mise en service d’une centrale thermique de 200 MW au Burkina Faso construite par un groupe de Dubaï. Ces faits, rapportés par plusieurs sources publiques, concernent des investissements, des décisions réglementaires et des implications pour la sécurité énergétique dans plusieurs régions du monde.

Ousmane Traoré SambaVoir tous ses articles
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Boom des batteries au Brésil
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Quatre dossiers énergétiques récents attirent l’attention : un premier appel d’offres brésilien pour des batteries au réseau prévu en avril visant 2 GW de capacité de stockage, l’accord dit « Hamburg Declaration » pour développer 100 GW d’éolien offshore en mer du Nord, la plainte déposée par la Californie contre l’administration fédérale après la réouverture du oléoduc Las Flores, et la mise en service d’une centrale thermique de 200 MW au Burkina Faso construite par un groupe de Dubaï. Ces faits, rapportés par plusieurs sources publiques, concernent des investissements, des décisions réglementaires et des implications pour la sécurité énergétique dans plusieurs régions du monde.

Au Brésil, le gouvernement a programmé pour avril son premier appel d’offres dédié aux batteries à l’échelle du réseau, avec pour objectif la mise en place de 2 gigawatts de stockage. Selon le Brazil-China Business Council, la Chine a investi environ 35 milliards de dollars dans des projets du secteur électrique brésilien entre 2007 et 2024, et des entreprises chinoises — notamment China Energy Engineering Corp et Huawei — figurent parmi les candidats pressentis pour l’appel d’offres, aux côtés d’acteurs comme Tesla et la compagnie pétrolière publique Petrobras. Le recours au stockage est présenté comme une réponse à un phénomène de « curtailment » important : des pertes estimées à 19 % de la production éolienne et 26 % de la production solaire ont été signalées pour 2025, entraînant une réflexion renforcée sur l’intégration des renouvelables au réseau.

Le recours aux batteries vise à absorber les surproductions, lisser les flux et réduire les contraintes opérationnelles des gestionnaires de réseau, sans que l’appel d’offres n’ait pour l’instant communiqué de détails supplémentaires sur les modalités contractuelles, les garanties de performance ou les échéances exactes de déploiement des installations proposées.

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Accords et litiges internationaux, productions et infrastructures

En Europe, le Royaume-Uni et neuf pays européens ont signé à Hambourg la « Hamburg Declaration », un pacte visant à développer 100 GW d’éolien offshore dans la zone de la mer du Nord. Les signataires incluent notamment le Royaume-Uni, la Norvège, la France, l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, l’Islande, l’Irlande, le Luxembourg et les Pays-Bas. Le texte du pacte est présenté par ses promoteurs comme une réponse aux tensions géopolitiques et comme un moyen d’accroître l’autonomie énergétique ; le secrétaire à l’Énergie britannique Ed Miliband y a fait valoir la nécessité d’une « souveraineté et abondance » énergétiques.

Aux États-Unis, le procureur général de Californie Rob Bonta a engagé une action en justice contre l’administration fédérale après que Sable Offshore a reçu l’autorisation de reprendre les pompages via les pipelines Las Flores. Le litige porte sur la requalification fédérale de ces conduites en tant qu’« inter-étatiques », une décision qui, selon l’avocat général, contrevient à la compétence de l’État alors que les infrastructures traversent deux comtés californiens. Le dossier fait également référence à une marée noire de 2015 attribuée à Sable Offshore, qui avait entraîné le déversement de plus de 100 000 gallons de pétrole au large de Santa Barbara ; l’administration fédérale a justifié la réouverture en invoquant la nécessité d’approvisionner un État frappé par des prix du carburant élevés.

En Afrique de l’Ouest, le groupe Mark Cables, basé à Dubaï, a annoncé l’achèvement d’une centrale thermique de 200 MW au Burkina Faso, réalisée en six mois pour un investissement déclaré de 180 millions d’euros (environ 213 millions de dollars). Le groupe indique que la nouvelle capacité doit contribuer à réduire la dépendance aux importations d’énergie et à renforcer le réseau national, dans un pays où, selon la Banque mondiale, environ un cinquième de la population seulement dispose d’un accès à l’électricité. L’entreprise a communiqué que la capacité additionnelle fournie par la centrale est destinée à atténuer le déficit électrique national et à soutenir le système de distribution. L’investissement s’élève à 180 millions d’euros et la centrale a été livrée en six mois.

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