Bénin : le gouvernement réagit après l’interception de 17 mineurs en route pour la Côte d’Ivoire
Quelques jours après l’interception de 17 enfants mineurs à Aplahoué alors qu’ils voyageaient vers la Côte d’Ivoire, le gouvernement béninois est sorti de son silence. Dans un communiqué radio-télévisé, le ministère de la Famille et de l’Action sociale a salué l’action des services de l’État, rassuré sur la prise en charge des enfants et réaffirmé sa détermination à lutter contre le trafic et la mobilité transfrontalière irrégulière des mineurs.

L’affaire des 17 enfants mineurs interceptés à Aplahoué alors qu’ils se rendaient en Côte d’Ivoire continue de susciter des réactions. Après l’annonce de leur interception par les autorités béninoises le 28 mai dernier, le gouvernement a officiellement pris la parole à travers un communiqué radio-télévisé du ministère de la Famille et de l’Action sociale.
Pour rappel, les mineurs, âgés de 12 à 17 ans et originaires de plusieurs départements du Bénin, avaient été découverts à bord d’un bus en partance pour la Côte d’Ivoire lors d’un contrôle effectué au poste frontalier de Hounsahoué, dans la commune d’Aplahoué. L’opération avait mobilisé la Police républicaine, les services sociaux ainsi que les autorités judiciaires et administratives du département du Couffo.
Dans sa réaction, le gouvernement a d’abord salué la mobilisation des différents acteurs ayant permis d’éviter que ces enfants ne poursuivent leur voyage. Le ministère a notamment rendu hommage à « la réactivité ainsi que la parfaite collaboration entre la Police républicaine, les services sociaux, les autorités locales, administratives et judiciaires », soulignant que cette action concertée a permis de « mettre ces enfants en sécurité ».
Selon les autorités, cette intervention constitue une preuve de l’efficacité des mécanismes mis en place pour protéger les enfants contre les réseaux de traite et les déplacements irréguliers. Le communiqué affirme ainsi que « cette intervention témoigne de l’efficacité du dispositif national de protection de l’enfance et des efforts soutenus du Gouvernement dans la lutte contre le trafic et la mobilité transfrontalière irrégulière des enfants ».
Le gouvernement a également tenu à rassurer l’opinion publique sur le sort des mineurs concernés. « La situation est sous contrôle », indique le ministère, précisant que les enfants bénéficient d’« une protection appropriée et d’une prise en charge en vue de leur réinsertion dans un environnement sûr ». Les autorités révèlent même que l’un des enfants participe actuellement aux épreuves du Certificat d’études primaires (CEP) à Lokossa.
Par ailleurs, le ministère annonce que « les procédures judiciaires ont été engagées afin que les personnes impliquées répondent de leurs actes conformément aux lois de la République ». Une déclaration qui traduit la volonté des autorités de faire toute la lumière sur les circonstances de ce déplacement et de sanctionner les éventuels responsables.
Face à cette situation, le gouvernement appelle les parents, les communautés et l’ensemble des citoyens à faire preuve de vigilance. Il invite toute personne témoin d’une situation mettant un enfant en danger à alerter les services compétents ou à contacter le numéro vert 138 dédié à l’assistance aux enfants.
En conclusion, l’exécutif réaffirme sa détermination à combattre le trafic d’enfants « sous toutes ses formes » et rappelle que « la mobilité transfrontalière des enfants est réglementée en République du Bénin ».
Articles liés
Bénin : un réseau présumé de vols de motos et de cambriolages démantelé à Porto-Novo
Bénin: plus de 540 kg de faux médicaments saisis par la police à Bassila
Côte d’Ivoire : 3 ans de prison ferme pour Apoutchou National, 5 ans pour Lionel PCS pour blanchiment
Affaire Florence Kingbo: le dossier renvoyé au 7 juillet
Commentaires
Les commentaires se chargent lorsque vous arrivez ici.