Au Bénin, la santé menstruelle va bien au-delà des protections

À Cotonou, le concours « Médias engagés pour la SDJM » a récompensé le 9 septembre des productions consacrées à la santé et à la dignité menstruelles au Bénin. Portée par le consortium « RÈGLE MOI ÇA » avec l’ONG Héroïnes d’Aujourd’hui et l’UPMB, l’initiative cible les tabous et la précarité menstruelle.

Eudoxie Nguessan
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Au Bénin, la santé menstruelle va bien au-delà des protections
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L’Organisation mondiale de la Santé définit la santé menstruelle autour de plusieurs conditions qui dépassent le seul choix d’une protection. Elle inclut l’accès à une information précise et adaptée à l’âge, à des produits efficaces et abordables, à l’eau et à des installations d’hygiène acceptables, ainsi qu’à des soins en cas de difficulté liée aux règles.

En janvier 2022, l’UNICEF et le gouvernement béninois avaient remis 56 000 kits de gestion de l’hygiène menstruelle à 14 000 adolescentes de 51 collèges du Zou. Chaque kit comprenait quatre serviettes réutilisables et un carnet de suivi des menstrues, avec l’objectif de faciliter une gestion plus sûre des règles à l’école.

Pour les protections réutilisables, l’OMS insiste sur la possibilité de les laver, de les sécher et de les réutiliser dans de bonnes conditions. L’accès à l’eau, à un espace propre et privé et à une gestion adaptée des déchets fait donc partie des conditions de santé menstruelle au même titre que l’accès au produit lui-même.

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Sur le plan médical, plus de deux femmes et filles sur trois ressentent des douleurs pendant leurs règles, selon l’OMS. L’organisation considère qu’une douleur très intense, des saignements abondants, une humeur dépressive ou anxieuse marquée, ainsi que l’absence ou la rareté des règles sont des motifs valables pour demander un avis médical.

Au CEG de Banikoara, l’UNICEF rapportait en 2024 que les échanges sur l’hygiène menstruelle étaient intégrés à des séances consacrées aussi à la santé sexuelle et reproductive et aux violences basées sur le genre. Neuf facilitateurs scolaires déployés depuis 2022 avaient formé 3 759 pairs éducateurs et mobilisé 37 037 camarades sur ces différentes thématiques, selon l’UNICEF.

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